Vendredi 31 octobre 2008
Le bataillon d'infanterie

Appelé Regiment, il se compose d'un QG de bataillon, d'une compagnie de commandement, de 4 compagnies d'infanterie (Rifle Company) et d'une compagnie de soutien, qui équivaut à la Schwere Kompanie (compagnie lourde) dans un bataillon d'infanterie allemand. Le bataillon britannique est identique au bataillon canadien.

QG de Bataillon (50 hommes): outre le commandement, il contient un groupe de renseignement (Intelligence), commandé par l'Intelligence Officer (au grade de lieutenant), la police régimentaire et du personnel médical.

Compagnie de commandement (98 hommes):
- QG compagnie (6 h)
- Section des transmissions (36 h)
- Section d’administration (56 h), destinée au soutien et au ravitaillement des troupes (cuisiniers, mécaniciens, cordonnier, trésorier, armurier, matériel et équipement, transport...)

4 compagnies d'infanterie (Rifle company)(127 hommes)
Nommées de A à D.
Commandée par un Major (secondée par un capitaine), elle se compose d'un peloton de commandement (16 hommes) et de 3 pelotons d'infanterie (37 hommes chacun) commandées par un lieutenant.
Dans chaque peloton d'infanterie:
- QG de peloton, disposant d'un mortier (2-inch mortar) (7 hommes)
- 3 groupes d'infanterie (rifle section), composés chacun de 10 hommes, dont un tireur Bren (Bren Number 1) et un assistant (Bren Number 2), un chef de groupe (Corporal), un adjoint (Lance-Corporal) et 6 Riflemen.

Compagnie de soutien (Support company) (192 h)
C'est la compagnie lourde du bataillon. Elle est commandée par un capitaine (et non un major).
Elle de compose de:
- un QG de compagnie (9 hommes)
- un peloton de mortiers (43 hommes) avec 3 groupes de mortiers de 2 pièces chacun (3-inch mortar) (5 hommes par pièce), soit un total de 6 pièces.
- un peloton de chenillettes Bren-Carrier (63 hommes) de 4 groupes de chenillettes (3 Bren-Carrier par groupe, soit 12 hommes plus le chef de groupe, soit 13 hommes)
- un peloton antichars (49 hommes), avec un groupe de commandement (10 hommes) et 3 groupes antichars. Dans chaque groupe de 15 hommes, 2 canons antichars (6-pdr anti-tank gun) et 2 mortiers (2-inch mortar).
- un peloton du génie de 22 hommes, avec un QG de peloton (un lieutenant et son conducteur), un groupe du génie (10 hommes) et 2 groupes d'assaut de 5 hommes chacun.
Par Normandie1944
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Vendredi 31 octobre 2008
Panzergrenadier Kompanie (Gepanzert: blindé) (01.11.1943)

(K): Kompanie Führer (Chef de compagnie)
(Z): Zug Führer: chef de section, lieutenant ou sous-lieutenant (Oberleutnant, Leutnant)
(O): Sous-officier supérieur, à partir du grade d'adjudant (Feldwebel)
(G): Sous-officier subalterne, ici à partir du grade de caporal-chef (Obergefreiter)

a) Gruppe Führer
- Commandant de compagnie (K), 1 MP et 1 Pistole
Kompanie Trupp
- Chef de groupe (G), 1 MP
- Radio (G), 1 Karabiner
- Chef de l'échelon automobile (G), 1 MP
- Réparateur radio (Panzerfunkwart) (G), 1 Pistole
- Conducteur Zugkraftwagen (Zgkw) (G), 1 Karabiner (le véhicule est un SdKfz 251/3, adapté pour les transmissions)
- Infirmier (G), 1 Pistole
- Messager, radiotéléphoniste, 1 Karabiner
- 2 radios, 2 Karabiner
- 5 messagers motocyclistes (2 motos 350 ccm, 3 Kettenkrad)
- 2 conducteurs (1 Kübelwagen, 1 SdKfz 251/3)
- Brancardier, 1 Pistole

b) Groupe antichars (4 Panzerschreck)
- Conducteur SdKfz 251/17, 1 Karabiner
- Radiotéléphoniste, 1 Karabiner
1/ Escouade
- Chef de groupe, tireur (G), 1 MP
- Chargeur, 1 Pistole
2/ Escouade
- Unteroffizier, tireur (G), 1 MP
- Chargeur, 1 Pistole
3/ Escouade
- Tireur, chef d’escouade, 1 MP
- Chargeur, 1 Pistole
4/ Escouade
- Tireur, chef d’escouade, 1 MP
- Chargeur, 1 Pistole

c) 1. Section
- Chef de section (Z), 1 Pistole et 1 MP
Groupe de commandement
- Chef de groupe, radiotéléphoniste (G), 1 Karabiner
- Conducteur SdKfz 251/17 (G), 1 Karabiner
- 2 messagers, radiotéléphonistes, 2 Karabiner
- Brancardier, 1 Pistole
- Tireur pièce 2cm, 1 Karabiner
3 groupes
- 3 chefs de groupes (G), 3 MP
- 3 adjoints (G), 3 Karabiner
- 18 soldats, 6 Karabiner et 12 Pistolen (6 M.G.)
- 3 conducteurs SdKfz 251/1
- 3 passagers SdKfz 251/1 et tireurs M.G.

d) 2. Section
Idem que la section 1, mais le chef de section est un sous-officier (O), et non plus un officier.

e) 3. Section
Idem que la section 2.

f) 4. Section lourde
- Chef de section (Z), 1 MP
Groupe de commandement
- Chef de groupe (G), 1 MP
- Conducteurs SdKfz 251/17
- Messager, radiotéléphoniste, 1 Karabiner
- Armurier (en Kettenkrad), 1 Karabiner
- Messager motocycliste (Kettenkrad), 1 Karabiner
- 2 pourvoyeurs de munitions, 2 Karabiner
- Tireur pièce 2cm, 1 Pistole
1/ Groupe schwere M.G. (2 s.M.G.)
- 2 chefs de pièce (dont 1 chef de groupe) (G), 2 MP
- 8 soldats, 4 Karabiner et 4 Pistolen
- Conducteur SdKfz 251/17
2/ Groupe schwere M.G. (2 s.M.G.)
Idem que le groupe 1
3/ Groupe mortiers (2 mortiers 8cm)
- Chef de groupe (G), 1 MP
- 2 chefs d’escouade (G), 2 Karabiner
- 10 soldats (dont 2 chefs de pièce et 2 radiotéléphonistes), 4 Karabiner et 6 Pistolen
- 2 conducteurs SdKfz 251/2
4/ Groupe de canons 7,5 cm
- Chef de groupe et chef de pièce (G), 1 MP
- Chef de pièce (G), 1 MP
- 4 soldats, 4 MP
- 2 conducteurs SdKfz 251/9, 2 Karabiner

g/ Groupe de maintenance (Instandsetzungstrupp)
- Chef d’atelier, de maintenance (Schirrmeister) (O), 1 Pistole
- Mécanicien véhicules blindés (Panzerwart) (G), 1 Karabiner
- 4 mécaniciens véhicules blindés (dont 1 conducteur camion), 4 Karabiner
- Réparateur radio véhicules blindés, 1 Karabiner
- 2 conducteurs (1 camion 3t, 1 SdKfz 7)

h) Groupe d’état-major I (Gefechtstross I)
- Adjudant de compagnie (Hauptfeldwebel) (O), 1 MP
- Armurier (G), 1 Pistole
- Equipement, magasinier (G), 1 Karabiner
- Cuisinier (G), 1 Karabiner
- Assistant armurier, 1 Karabiner
- Mécanicien moteurs véhicules blindés, 1 Karabiner
- 4 conducteurs (1 Kübelwagen, 3 camions 3t utilisés pour le carburant, le matériel de cuisine, les armes et équipements)

i) Groupe du train
- Comptable, chef de groupe (G), 1 Karabiner
- Conducteur camion 3t, 1 Karabiner
- Cordonnier, 1 Karabiner
- Tailleur, raccommodeur, 1 Karabiner

Par Normandie1944
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Vendredi 31 octobre 2008
US Parachute Infantry Company (Juin 1944)

Company Headquarters
(HQ)


- Company Commander: Captain (Carbine)
- Executive Officer: 1st Lieutenant (Carbine)
- Company Sergeant: 1st Sergeant (Carbine)
- Communications: Sergeant (Rifle)
- Operations (Intelligence): Sergeant (Rifle)
- 3 Radio operator: Private (Rifle)
- 3 Messengers: Private (Rifle)
- 5 Riflemen: Private (Rifle)

3 Rifle platoons, ayant chacune:
Platoon HQ:
- Platoon Commander: 1st Lieutenant (Carbine)
- Assistant Commander: 2nd Lieutenant (Carbine)
- Platoon Sergeant: Staff Sergeant (SMG: Submachine gun)
- Signal, radio and code: Corporal (Rifle)
- 2 messengers: Private (Rifle)

Mortar squad:
- Squad leader: Sergeant (SMG)
- Mortar gunner: Private (Carbine, 60 mm mortar)
- Assistant gunner: Private (Carbine)
- 3 ammunition bearers (pourvoyeurs de munitions): Private (Rifle)

2 Rifle squads, ayant chacune:
- Squad leader: Sergeant (SMG)
- Assistant leader: Corporal (Rifle)
- 7 Riflemen: Private (Rifle)
- Machine gunner: Private (Carbine, M1919A4/6)
- Assistant gunner: Private (Rifle)
- Ammunition bearer: Private (Rifle)
Par Normandie1944 - Publié dans : Les unités
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Samedi 24 mai 2008

Composition en mai 1944.

  
Etat-major de la Division : 141 h
Kommandeur: SS-Brigadeführer Heinz Lammerding
Ia: Oberstleutenant Albert Stückler
O1: SS-Ustuf Alfred Vollmer
O4: SS-Ostuf Langer
Ib: SS-Stubaf Heino von Goldacker
O2: SS-Ustuf Willy Döppner
Ic: SS-Stubaf Aurel Kowatsch
O3: SS-Ostuf Dr. Walter Wache
Juge de la division: SS-Stubaf Detlef Okrent

Stabskompanie (companie d'état-major): 178 h (Rudolf Heinz Kruse)

SS-Feldgendarmerie Truppe "Das Reich" (Dientze)

2 SS-Panzer Regiment : 2 401 h (SS-Ostubaf Christian Tychsen)
I. Abteilung (SS-Stubaf Rudolf Enseling)
   1. Kompanie (SS-Hstuf Wilhelm Matske)
   2. Kompanie (SS-Ostuf Joachim Schlomka)
   3. Kompanie
   4. Kompanie (SS-Hstuf Ortwin Pohl)
II. Abteilung (SS-Stubaf Dieter Kesten)
   5. Kompanie (SS-Ostuf Karl-Heinz Himme)
   6. Kompanie (SS-Ostuf Karl-Heinz Boska)
   7. Kompanie (SS-Ostuf Karl Kloskowski)
   8. Kompanie (SS-Ostuf Walter Thorney)


3 SS-Panzer Grenadier Regiment « Deutschland » : 3 242 h (SS-Ostubaf Günther Wisliceny)
I. Abteilung (SS-Stubaf Heinrich Schuster)
II. Abteilung (SS-Stubaf Willy Dusenschön)
III. Abteilung (SS-Stubaf Helmut Schreiber)

4 SS-Panzer Grenadier Regiment « Der Führer » : 3 242 h (SS-Staf Sylvester Stadler / SS-Ostubaf Otto Weidinger)
I. Abteilung (SS-Stubaf Adolf Diekmann)
II. Abteilung (SS-Stubaf Herbert Schulze)
III. Abteilung (SS-Stubaf Helmut Kämpfe / SS-Hstuf Heinz Werner)

2 SS-Panzer Artillerie Regiment : 2 167 h (SS-Staf Karl Kreutz)
I. Abteilung (SS-Hstuf Otto Wurach)
II. Abteilung (SS-Hstuf Wolfgang Gast)
III. Abteilung (SS-Hstuf Herbert Hoffmann)
IV. Abteilung (SS-Hstuf Josef Kast)

- 2 SS-Panzer Jäger Abteilung : 513 h (Chasseurs de chars)
- 2 SS-Stumgeschütz Abteilung : 344 h (SS-Stubaf Walter Kniep / SS-Stubaf August Krag)
- 2 SS-Flak Abteilung : 824 h (DCA) (SS-Hstuf Otto Reimann)
- 2 SS-Werfer Abteilung : 473 h
-
2 SS-Panzer Nachrichten Abteilung : 515 h (Transmissions) (SS-Stubaf Theodor Sorg)
- 2 SS-Panzer Aufklärungs Abteilung : 942 h (SS-Stubaf Heinrich Wulf) (Reconnaissance)
- 2 SS-Panzer Pionier Bataillon : 984 h (SS-Stubaf Siegfried Brosow) (Génie)
- 2 SS-Wirtschafts Bataillon (Intendance) (SS-Stubaf Willy Schäfer)
- 2 SS-Nachschubdienste (Train) (SS-Stubaf Franz Six)
- 2 SS-Instandsetzungabteilung (Maintenance) (SS-Hstuf Ennsberger)
- 2 SS-Sanitäts Abteilung (Santé) (SS-Stubaf Dr. Günter Priebe)
- 2 SS-Feldersatz Bataillon (950 h) (SS-Hstuf Rauscher)


La Das Reich en Europe.

       La division, à l’origine la SS-Division Verfügungstruppe (V-T), composée notamment des régiments Deutschland, Der Führer et Germania, participe à l’invasion des Pays-Bas et de la France en 1940. En avril, elle combat en Yougoslavie et s’empare de Belgrade. Peu après, la division est déplacée en Pologne en vue de l’attaque de l’Union soviétique.

       La Reich, intégrée dans le groupe d’armées Centre, combat dans la région de Smolensk et se situe à la pointe de l’offensive allemande. Elle est stoppée à quelques kilomètres de Moscou en décembre 1941, et subit d’importantes pertes durant l’hiver 1941/1942 face aux troupes russes passées à l’offensive. De juin 1942 à février 1943, la division est envoyée en repos en France dans la région de Rennes. Elle est mise en alerte lors de l’occupation de la zone libre suite au débarquement anglo-américain en Afrique du Nord en novembre 1942.

       Début 1943, la division est rappelée sur le front russe, à Kharkov tout d’abord, puis à Koursk pendant l’été. La division, qui a perdu une grande partie de ses hommes et de son matériel, est envoyée progressivement en France dès janvier 1944 dans la région de Montauban et de Toulouse.


Les crimes de la Das Reich en France.
     

                

      La division, renommée 2-SS Panzer Division « Das Reich », est reconstituée avec l’arrivée de 9 000 hommes âgés en général de 17-18 ans, notamment de nombreux Alsaciens, mais aussi des Hongrois, Roumains, Russes, Luxembourgeois, Polonais, Yougoslaves et autres nationalités, soit un total d’environ 18 000 hommes. Cependant, le matériel reçu est largement en deçà du nombre théorique.

      Durant cette même période, les rumeurs d’un futur débarquement allié en France sont de plus en plus insistantes. Dans le sud-ouest de la France, les maquis se sont multipliés depuis l’hiver 1943 et l’armée allemande présente en France craint d’importantes actions de la Résistance en cas de débarquement, notamment à l’arrière pour ralentir la remontée des troupes allemandes.

             
              De gauche à droite: Kämpfe, Krag, Stückler, Lammerding                      Le général SS Lammerding

       Les ordres du SS-Brigadeführer Heinz Lammerding, commandant la Das Reich, sont précis : maintenir la liberté des communications, réprimer toute aide que les populations pourraient apporter aux maquisards et écraser toute tentative de soulèvement, puis en cas de débarquement allié, se diriger vers le front en ratissant toutes les régions traversées pour réduire les mouvements de résistance.
Ainsi, le 2 mai, à Montpezat-de-Quercy, un accrochage entre des maquisards et des SS à 2 km du village entraîne une action de représailles, où 4 civils sont tués, 22 hommes déportés et 16 bâtiments incendiés.

       Par ailleurs, les miliciens infiltrés dans les maquis indiquent à la Gestapo les lieux de rassemblement des maquisards, leurs dépôts et zones de parachutage. Les SS se chargent des opérations de représailles qui débutent le 11 mai 1944. Les unités du régiment « Der Führer » atteignent Cabrerets, où un ouvrier agricole est tué et 2 autres personnes arrêtées. Le détachement se rend ensuite à Lauzès, où une femme et sa fille sont assassinées. Les représailles continuent à Orniac, Cardaillac, Bagnac, Blars, Terrou, Latronquière, Molières…
       Le 12 mai, les SS fusillent sans motif à Niel une famille entière, les parents et leurs 5 enfants. Une autre famille est massacrée à la Garrigue. D’autres villages dans le Lot sont victimes des meurtres, arrestations, maisons incendiées et pillages : Assier, Gramat, Molière, Sousceyrac. A Figeac, les SS arrêtent près de 700 hommes qui seront pour la plupart déportés.

       Chaque fois, le même mode opératoire : encerclement du village, rassemblement de la population puis commencement des exactions. En Russie, Lammerding était aussi le chef d’état-major du général SS Bach-Zelewski, chef des unités chargées de lutter contre les partisans. Les méthodes sont restées identiques. La riposte nazie sera de plus en plus disproportionnée, les SS essayant d’entraîner la population à se retourner contre les maquisards.

               
SS-Ostubaf Otto Weidinger, commandant du régiment "Der Führer"

       Le 21 mai, le 1er bataillon du régiment « Der Führer » atteint Devillac où un dépôt d’armes est découvert dans une maison. Lacapelle-Biron, Blanquefort, Montflanquin endurent les représailles. Le lendemain, la 3e compagnie de ce même régiment se dirige vers Freyssinet-le-Gélat. Là-bas, les habitants reçoivent l’ordre de se rassembler. Soudain, un coup de feu est tiré, tuant le grenadier Günther Friedhoff. Les SS pendent 3 femmes devant la population : Agathe Pailles, l’auteur du coup de feu, et ses deux nièces. Les corps sont jetés dans leur maison, incendiée par les SS. Après la pendaison, des SS saisissent une autre femme dans la foule et l’abattent à bout portant. Otto Kahn, chef de la 3e compagnie, désigne dix personnes qui sont aussitôt alignées devant le reste de la population et fusillées. Dans la nuit, les SS quittent le village après avoir pillé chaque maison.

      Le 1er juin, une unité du 2-SS Panzer Regiment patrouille à Limogne, provoquant la panique parmi la population, les villageois tentent de s’enfuir mais six d’entre eux sont abattus. Trois autres civils sont tués à Frontenac et à Cadrieu. Le lendemain, suite à une embuscade, les SS se vengent à Camburat, Saint-Bressou et à Terrou.
      Le 3 juin, près de Figeac, un officier allemand et sa femme sont tués. Une heure après, une trentaine de blindés et un peloton motocycliste attaquent toutes les habitations se trouvant sur leur route. A Viazac, sept habitants sont abattus sur les lieux de l’embuscade. A Cayla, deux familles subissent le même sort : dix morts. Sept autres hommes sont tués peu après.
     
     Le 6 juin, les troupes alliées débarquent en Normandie. Lammerding ordonne le regroupement de toutes les unités pour remonter vers le front. Le départ de la division débute le 6 juin au soir. La Résistance se manifeste et tente de stopper la remontée vers la Normandie. Cela fonctionne : les embuscades retardent l’avancée de la Das Reich mais entraînent des représailles.
  

      Des soulèvements sont observés, notamment à Tulle où le 7 juin, les FPT attaquent la ville ; Le 8, une fusillade avec les maquisards tue 43 soldats allemands. Le restant de la garnison se rend. Dans la soirée, une unité du bataillon de reconnaissance SS entre dans la ville, mais les FPT, inférieurs en nombre et en armement, doivent abandonner Tulle. Le lendemain, les SS veulent pendre 250 hommes, prétextant que les cadavres allemands avaient été mutilés. Cette thèse est réfutée par le Dr Schmidt, médecin de la garnison, en affirmant le contraire et en soulignant que les blessés avaient été soignés à l’hôpital. Le 9 au matin, Lammerding, présent à Tulle, ordonne la pendaison de 120 « maquis ».
      L’abbé Jean Espinasse parvient à épargner la vie de quelques prisonniers après avoir discuté avec le chef de la Gestapo locale, Walter Schmald. Un soldat alsacien, Elimar Schneider, sauvera aussi un jeune tulliste. Sous le commandement de l’officier SS Kowatsch, 99 hommes sont pendus dans les rues de Tulle et 149 autres déportés au camp de Dachau. Le même jour, des SS du régiment « Der Führer » procède à des représailles à Argenton-sur-Creuse, libérée prématurément par la Résistance.

      Le lendemain, l’horreur atteint son sommet à Oradour-sur-Glane où 642 hommes, femmes et enfants seront massacrés par les SS de la 3ème compagnie du régiment « Der Führer » (voir article sur Oradour: http://normandie1944.over-blog.com/article-11835193.html). Ce même 10 juin, des éléments du régiment « Deutschland » massacrent 28 civils à Marsoulas, dans la Haute-Garonne.


Les combats en Normandie
.


         Dans la soirée du 11 juin 1944, la division Das Reich, située dans la région de Limoges et de Toulouse reçoit l’ordre de remonter vers la Normandie. Le 12 au matin, les premières unités quittent la région de Limoges, notamment le I./DF (1er Btl, Rgt "Der Führer"), en empruntant la RN 147 puis la RN 10. Les unités parties par la route atteignent la Flèche puis Domfront dans l’Orne. Les véhicules blindés rejoignent la gare de Périgueux pour être transportés par voie ferrée. L’aviation alliée, la résistance et surtout les pannes et le manque de carburant retardent l’avancée vers le front.

Les premières unités arrivent le 13 juin et se dirigent vers le secteur de Bény-Bocage, Campeaux et Jurques. Les unités se répartissent le 15 juin entre Villebaudon, Tessy-sur-Vire et Torigni-sur-Vire. Le lendemain, les unités sont rassemblées dans la région de Mortain. Le 19, un bataillon de Panther arrive au Mans. Le 1er juillet, le III./D (3e Btl, Rgt "Deutschland") part vers la Normandie. Là-bas, Le Kampfgruppe (KG) Weidinger est formé : I./D, I./DF, 13/DF, 14/DF, 15/DF et 16/DF. Il devait attaquer sur Bayeux le 26 mais l’offensive britannique sur le front de l’Odon compromet l’assaut.

    Le 27 au soir, au cours de l’opération Epsom débutée le 26 juin à l’ouest de Caen, les Ecossais ont formé un étroit couloir, le Scottish Corridor, et établi une tête de pont au sud de l’Odon. La contre-attaque allemande, qui aura lieu le lendemain, se portera contre ce couloir, dans le secteur de Grainville-sur-Odon.
Durant la nuit du 27 au 28, le KG rejoint le secteur du SS PzGre Rgt 26 (Division Hitlerjugend) et doit défendre la zone Mondrainville, Grainville, Rauray. Le KG attaque en milieu de journée du 28 juin, avec Mondrainville pour objectif. A 11h30, le I./D attaque sur Brettevillette. Ce hameau est aussi attaqué par le Tyneside Scottish de la 49th West Riding Division soutenu par des Sherman. Le Tyneside se replie mais le barrage d’artillerie britannique empêche les soldats de la Das Reich d’avancer, et subissent de lourdes pertes.
        Le I./DF, dont sa 3e Compagnie fut responsable du massacre d’Oradour, attaque sur Grainville, occupé par le 9th Cameronians de la 15th Scottish Division et des Churchill du 9th Royal Tank Regiment. Les Ecossais tiennent la partie orientale de Grainville. Un peu plus au sud, le 7th Seaforth empêche les SS d’accéder au Valtru.
 

    Le 1er juillet, à 4h20, le KG Weidinger est relevé et doit rejoindre le gros de la division Das Reich dans la région de Saint-Lô. Le bilan est de 108 tués, 480 blessés et 126 disparus. Parmi les morts, Diekmann, le bourreau d’Oradour, tué par un tir de Sherman le 29 juin vers Noyers-Bocage, mais aussi de nombreux SS appartenant à la 3e compagnie du régiment « Der Führer ».

Le 5 juillet, le KG Weidinger est envoyé vers la Haye-du-Puits Sa composition est différente : Etat-major du régiment « Der Führer », 14/DF, 15/DF, III/DF, bataillon de reconnaissance, détachement de canons d’assaut et le 2e bataillon du régiment d’artillerie, soit environ 4000 hommes. Le 6, le KG est dans la région de Périers et de Lessay.

      Le III/DF combat sur Montgardon face aux soldats de la 79th US ID. Le bataillon de reconnaissance de la Das Reich se situe en face de Lithaire et sur le flanc ouest du Mont-Castre. Le 2e bataillon du régiment d’artillerie est placé entre Laulne et Vesly, au sud-ouest du Mont-Castre. Le détachement de canons d’assaut est en réserve à Mobecq.
Le III/D sera engagé sur le Mont-Castre. Le 6 juillet, la contre-offensive échoue. Le lendemain, il renouvelle l’assaut avec les canons du Sturmgeschütz Abteilung sur le secteur du Mont-Castre. Les Américains doivent reculer au nord de la voie ferrée Carentan / La Haye-du-Puits.
Dans le secteur de la 79th US ID, le 7 juillet, le III/DF attaque vers Montgardon. Les combats sont violents mais les GI’s tiennent leurs positions grâce à leur supériorité numérique. Les Américains n’ont pas encore libéré la Haye-du-Puits. La 79th US ID a perdu 2000 hommes en 5 jours.


         Le 8 juillet, une nouvelle contre-attaque échoue sur Montgardon. Le GI’s prennent la Haye-du-Puits le lendemain. Ce même jour, le 8, Le KG Wisliceny est engagé contre la tête de pont US à Saint-Fromond : il contient l’état-major du régiment « Deutschland », le I./D (appartenant avant au KG Weidinger), le 13/D et le 16/D. Le KG attaque le secteur de Saint-Fromond, ayant pour objectif le carrefour entre le Dézert et Saint-Fromond. Le bataillon du génie de la Das Reich (Pionier Bataillon) verrouille la D 8 qui mène au Dézert. Le I./D couvre la ligne de front au sud-est. Le bataillon subit de nombreuses pertes, dont le SS-Stubaf Heinrich Schuster, tué par les chasseurs-bombardiers.
Les forces américaines du général Corlett progressent, ses unités ont détruit 5 Panzer IV de la 6e compagnie du 2. SS Panzer Regiment.


Panzer IV de la 6./2 SS Pz Rgt détruits dans le secteur de Saint-Fromond, 08 juillet 1944

La même journée, d’autres unités soutiennent la Götz von Berlichingen dans le secteur de Sainteny. Le 1er Bataillon du Panzer Regiment, commandé par le SS-Stubaf Dieter Kesten, est engagé sur l’axe Périers – Sainteny. Le SS-Oscha Ernst Barkmann, de la 4e compagnie du Panzer Regiment, détruit son premier Sherman.

      Le 9 juillet, le KG Wisliceny affronte toujours les GI du 120th Infantry Regiment. Un barrage d’artillerie américain permet de rétablir la situation et aux fantassins de la 30th ID de reconquérir le terrain perdu. Ces soldats sont redoutables et seront appelés par les Allemands les Roosevelt’s SS.
Les GI’s progressent le long de la Vire, vers Pont-Hébert. Les chars de la Das Reich se retirent pour être remplacés par ceux de la Panzer Lehr Division.
Le lendemain, la Das Reich se regroupe autour de Raids. Les blindés reprennent Saint-André-de-Bohon, face à un bataillon de la 83rd US ID.

Du 3 au 10 juillet, le KG Wisliceny perd 119 tués, 457 blessés et 3 disparus, soit depuis le premier engagement du 28 juin, un total de 1221 pertes. Le 17 juillet, seulement 200 SS remplaceront les pertes subies.

Le 12 juillet, le KG Weidinger va soutenir la Götz au sud de Sainteny.


Le SS-Brigaf Lammerding en Normandie

16 juillet, la division est dans le secteur de Sainteny.

      Des éléments de la division tiennent avec les paras du 6e régiment Saint-Germain-sur-Sèves, un îlot au milieu d’une plaine marécageuse. Le 22 juillet, le 358th IR de la 90th ID attaque l’îlot mais subit de lourdes pertes. Dans la soirée, le III/DF du SS-Hstuf Werner contre-attaque avec des chars de la Das Reich. Les Américains sont bousculés et les SS reprennent du terrain.
Le lendemain, le 23, Barkmann détruit 9 chars alliés. Durant le mois de juillet, il mettra hors d’état au moins 25 Sherman. Ce même jour, le KG Brosow se replie au Lorey.
Dans le secteur du VIIIe Corps US, le KG Wisliceny tient ses positions autour du château d’Esglandes. Cette résistance est réduite le 18 juillet.

Le 24 juillet, Lammerding est blessé aux jambes et aux reins au cours d’un bombardement. Il est remplacé par le SS-Ostubaf Tychsen, commandant du Panzer Regiment. Il est lui-même remplacé par le SS-Stubaf Rudolf Enseling, chef du 1er bataillon du Panzer Rgt.


Le 25 juillet, l’opération Cobra débute et le bombardement et anéantit l’ouest de Saint-Lô. La Panzer Lehr est rayée de la carte.
A cette date, le secteur de Périers est défendu par la Das Reich.

       Le 26 juillet, le général Middleton engage une nouvelle offensive. La 79th ID progresse au nord de Lessay. Au nord-est, la 90th ID enveloppe le saillant de Saint-Germain-sur-Sèves, mais ne peut s’enfoncer face à un acharnement défensif des SS de la Das Reich. Dans la soirée, la 83th ID progresse de 200 mètres dans les lignes SS près de Marchesieux.
Middleton est tout de même satisfait : l’ennemi, cloué sur place, ne peut s’enfuir. Dans l’après-midi, Hausser envoie à Marigny 2 compagnies de panzers et affrontent le 18th IR du colonel Smith.

        Lessay et Périers sont libérés le 27 juillet. Les Américains dépassent Périers dans l’après-midi et détruisent 4 Panzer IV du 2. SS PzRgt. Le même jour, des éléments de la Das Reich sont mobilisés pour contrer les Américains qui s’approchent de Coutances par le nord. 10 Panthers mettent en place une ligne défensive au nord de Cambernon (au nord de Coutances). Dans la nuit du 27 au 28, la division, repliée près de Cambernon, descend vers le secteur Belval-Courcy. Le SS-Ostubaf Tychsen installe son PC à Trelly.
Au sud-est de Coutances, la Das Reich est positionnée le 27 et 28 juillet autour de Courcy et de Roncey, avec le régiment « Der Führer » vers le nord, et le régiment « Deutschland » vers l’est.

Le 28, Cambernon est libéré des SS par le 16th IR.



         
          Prisonniers du Régiment "Deutschland" à Notre-Dame-de-Cénilly (Manche), 28 juillet 1944

La Poche de Roncey.

        Le 29 juillet, la Das Reich défend Percy : venant de Gavray, les SS traversent Percy. Le I/D se positionne vers Villebaudon. Au cours de l’après-midi, les divisions US étaient autour de Percy. Au Laurier, vers 16 h, un combat de blindés s’engage : 4 Panthers et 5 Sherman sont détruits. Le cinquième Panther tiendra une heure de plus, 3 SS se rendent, les 2 autres, dont le chauffeur, sont morts. Au cours de la nuit, une vingtaine de chars se massent autour de l’église de Percy. Le PC du régiment « Der Führer » s’installe dans le bourg de la Colombe, celui du Rgt « Deutschland » au Chefresne, au sud-est de Percy. Le PC de Otto Baum est à Montbray. Baum nouveau commandant de la division après la mort de Tychsen, tué dans son automobile par une patrouille US le 28 juillet. Les GI’s du 115e IR sont devant Percy et attendent les renforts.
Quant aux SS, ils installent une ligne défensive entre le nord de Percy et le Mont-Fiquet, à 2 km au nord-ouest de Percy, sur la D999.
Le 30, la 29th ID attaque sur Percy puis les SS contre-attaquent l’après-midi. Le 31, 150 SS sont faits prisonniers à Saint-Vigor-des-Monts. Le 110th IR relève le 115th IR. Encore une nouvelle attaque sur Percy mais les pertes sont terribles pour les GI’s, qui n’ont aucune expérience du combat. Le hameau de la Cannière, à Percy, est encerclé par les Américains, soutenus par l’aviation. A son tour, le II/D contre-attaque pour dégager les encerclés.
Le 2 août, la Cannière puis le reste de Percy sont libérés par les Américains.

      
SS-Ostubaf Christian Tychsen (ici SS-Stubaf), commandant le 2.SS Panzer Regiment


L’opération Lüttich.

La Das Reich attaque dans les premières heures du 7 août. Le III/DF attaque au carrefour de l’Abbaye-Blanche, au nord de Mortain, soutenu par les StG du SS-Hstuf Röder. Mais les GI’s réagissent, de nombreux SS sont fauchés par les mitrailleuses et 9 véhicules sont détruits, dont 6 SPW. Weidinger et Heinz (chef du III/DF) manquent de peu d’être tués par un obus.

   Le I/D et le II/DF ont encerclé Mortain. Le II/D s’est enfoncé dans les environs de Romagny, au sud-ouest de Mortain. La Cote 314 est encerclée. Les SS tenteront sans succès de déloger les GI’s du 120th IR de la 30th ID.
L’attaque sur Mortain est stoppée dans l’après-midi du 7, l’aviation alliée intervient vers 14 heures et détruit de nombreuses colonnes de véhicules allemands. Les SS, notamment du KG Fick (division Götz von Berlichingen) et les Panthers du 2. SS PzRgt tentent de prendre la Cote 314, mais les GI’s résistent. Les combats se poursuivent vers Romagny et dans les environs de Mortain. Les régiments « Der Führer » et « Deutschland », le Panzer Regiment et le bataillon de reconnaissance de la division Das Reich affrontent la 35th ID, la 30th ID avec et la 2nd Armoured Division.
A partir du 10 août, les SS quittent Mortain, sous le feu de l’artillerie américaine et de l’aviation. Le régiment Deutschland partira en dernier, vers 22 heures.


La poche de Falaise se forme.

  
 Le 13 août, une partie de la division force le passage à Coudehard et rejoint Vimoutiers. Le 18, le général SS Bittrich évacue toute la division pour être reconstituée et affronter les troupes alliées, notamment les Polonais et les Canadiens qui étaient sur le point de fermer la poche et d’encercler les 5e et 7e armées allemandes.
Le 19 août à 19 heures, les Polonais du 24e régiment de lanciers et du 10e régiment de dragons font la jonction à Chambois avec les GI’s du 359th IR qui venaient de Fel. La poche est fermée.

Le 20 août, le II SS Panzer Korps contre-attaque. La Das Reich, notamment les 430 hommes du régiment Der Führer, attaque les positions polonaises autour du bois de Boisjos. Les Polonais, malgré le manque de munitions, résistent aux assauts des SS. Cette attaque permettra à des milliers de soldats allemands de sortir de la poche.
Hausser ordonne pourtant de réduire la résistance sur la Cote 262, au sud de Boisjos. Les SS, accompagnés de ses chars, des parachutistes et de la 353 Infanterie Division, attaquent de nouveau, mais les Polonais résistent encore, malgré les pertes sévères et la pénurie de munitions.
Les combats continueront jusqu’à au lendemain. Vers midi, les chars canadiens arrivent en face de Boijos et affrontent un Panther de la Das Reich qui sera détruit. Durant l’après-midi, la Das Reich reçoit l’ordre de se replier sur Champosoult puis Vimoutiers, puis de rejoindre la Seine
.

      
                     Chars polonais et allemands à Boijos

         Dès le 22, la division se replie de nuit et rejoint la Seine. A partir du 25, les restes de la division, avec la division Hohenstaufen, assure la protection des unités lors du passage de la Seine, d’Elbeuf à Rouen. Les Canadiens ne cessent d’attaquer mais la division résiste jusqu’au 29 août.
La Das Reich franchit la Seine dans la nuit du 29 au 30 août et se replie en Belgique par Amiens et Douai.

La division participera à la bataille des Ardennes, et combattra en Autriche, en Hongrie face aux Russes, en Tchécoslovaquie puis en Allemagne. Elle se rendra le 9 mai 1945 aux Américains.


Sources 

 

      
- La résistance dans le Quercy (www.quercy.net)

- Das Reich (Philip Vickers)
- La bataille de l'Odon, Georges Bernage
-  Cobra, Georges Bernage
- La Das Reich, Guy Pénaud
- La Massue, Didier Lodieu

 

 

 

Par Normandie1944 - Publié dans : Les unités
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mercredi 2 avril 2008


Situation initiale
 :

 

        Le commandement allié avait prévu la libération de Caen dès le 6 juin 1944, située à une quinzaine de kilomètres des plages. Cependant, l’encombrement des routes sur les côtes et l’arrivée de la 21 Pz Div dans la journée du 6 au nord de la ville puis celle des premiers éléments de la 12e SS Pz Div le lendemain au nord ouest ont rendu impossible sa prise immédiatement.

        La première tentative de contournement eu lieu le 12 juin par la 7th Armoured Division (les Rats du Désert qui avaient affronté l’Afrika Korps de Rommel), mais échoua à Villers-Bocage face aux  Tigers du 101 SS Schwere Panzer Abteilung.
        Une autre opération est envisagée : Epsom prévoit la prise de Caen par l’ouest en suivant la vallée de l’Odon, traverser l’Orne, rejoindre le secteur de Bretteville-sur-Laize et couper les routes menant à Caen. Trois corps britanniques vont participer à l’offensive : le Ier, le XXXe. et surtout le VIIIe Corps composé de 60 000 hommes, 600 chars et 736 canons. Face à eux, la 12 SS Panzer Division « Hiterjugend » et quelques unités de la Panzer Lehr Division et de la 21 Panzer Division.

                                 
                                          Offensive de la 15th Scottish le 28 juin

25 juin.

       Prélude à Epsom, l’opération Martlet débute le 25 juin dans le but de protéger le flanc droit de l’opération Epsom prévue le lendemain. La 50e DI et la 8e Brigade blindée doivent avancer vers Hottot, la 49e DI doit prendre Fontenay et Rauray (notamment la colline 110) où en face de cette division, un bataillon de Panzergrenadier de la Panzer Lehr Division situé au sud de Saint-Pierre, entre Tilly et Fontenay.

       A midi, les Britanniques sont à l’entrée de Fontenay. D’autres unités de la 49e DI se dirigent vers le sud entre la route Fontenay – Juvigny et la cote 110 à Rauray. Les SS tentent de colmater la percée britannique dans la zone occupée par la Panzer Lehr. Les contre-attaques sont repoussées par l’aviation et l’artillerie. Les combats continuent dans Fontenay face au III/26 SS accompagné d’unités SS diverses.

       La situation reste instable au soir du 25 juin : Fontenay n’est pas entièrement libéré et Rauray, défendu par la Panzer Lehr, n’a pu être pris, Les positions allemandes sont toutefois éprouvées par les combats et les pertes sont importantes.


  
                   

            http://i47.servimg.com/u/f47/11/97/18/10/epsom210.gif


26 juin.

Début de l’opération Epsom.
        Dès le matin, la 49e DI submerge les SS à Fontenay et s’arrête devant Rauray.
La 44th Brigade (de la 15th Scottish) doit prendre Saint-Manvieu et la Gaule, et la 46th Brigade doit libérer Cheux et le Haut du Bosq.

       A Saint-Manvieu, atteint à 8h30, les combats sont très violents entre les SS du I/26 SS PzGre Rgt et le 6th Btl Royal Scots Fusiliers. Les Ecossais ne rentrent dans le village qu’après 2 heures de combats. Ils doivent utiliser les chars lance-flammes pour repousser les assauts des grenadiers SS. Vers midi, les troupes SS sont mises hors de combat, sauf celles installées dans des points fortifiés. Pendant ce temps, le 9th RTR libère la Gaule vers 10h30.

    
                                   Troupes écossaises dans Saint-Manvieu le 26 juin


 
        La 46th Brigade se dirige vers Cheux et le Haut du Bosq. Le 2nd Glasgow Highlanders arrive à Cheux vers 10h30 mais la défense allemande résiste. La 7th Seaforths tente aussi de libérer le village et subit de lourdes pertes. Les combats continueront toute la journée. Les Cromwell du 2nd Northamptonshire entrent dans le village mais sont pris sous le feu ennemi, notamment des blindés situés sur la route Cheux – Grainville.
        Le 9th Cameronians, après avoir traversé le Haut du Bosq, tente sans succès de conquérir la crête de Rauray défendue par l’artillerie SS. Le bataillon entre dans le village vers 11h30 soutenu par les chars Crocodile mais ne peut sécuriser que la partie nord du village.
       Les SS renforcent leurs défenses au sud de Cheux, au moment où les Ecossais avancent vers l’Odon. Le 2nd Gordon Highlanders se dirige vers Colleville et Tourville-sur-Odon mais est stoppée par les blindés SS soutenus par la 15 Kie du 25 SS PzGre Rgt. Les Gordon et le 9th RTR atteignent cependant le ruisseau de Salbey. L’attaque sur Colleville s’arrêtera dans la soirée. Au soir, les Britanniques n’ont pas réussi à percer les positions allemandes au sud de Cheux.

        A minuit, le secteur de Saint-Manvieu est sécurisé, mais le bilan de cette journée du 26 juin est mitigé : l’Odon n’a pas été atteint et les Allemands, du fait d’excellentes positions défensives, ont ralenti la progression alliée et ont retardé l’avance alliée. Cependant, les pertes allemandes sont nombreuses (730 pour la 12 SS Panzer Division). Rommel envoie le soir même les renforts suivants : un groupe de combat de la 2 Pz Div. et de la 21 Pz Div., le Kampfgruppe Weidinger de la 2 SS Pz Div "Das Reich", 2 bataillons d’infanterie de la 1 SS Pz Div "LSSAH" et la 7 Werfer Brigade.



27 juin.
  

         L’offensive sur l’Odon reprend. Les Britanniques continuent la pression sur la crête de Rauray qui sera prise par le 7th Seaforths de la 15e Scottish. Les soldats de la 49e DI entrent dans le village vers 14 heures, occupé par le III/26 et des blindés, et sera sécurisé à 16 heures. Cependant, l’attaque du Hallamshire sur Tessel a échoué.


     
             Char Panther détruit à Cheux le 27 juin
 

        Vers 9h30, des chars de la 2e Panzer Division affronte le 5th DCLI sans succès au Haut du Bosq. La 2 Pz Div tente de reprendre Cheux, en vain. Le 10th HLT avance à partir de la route Cheux – Grainville mais est stoppé par les blindés et d’autres unités de la Hitlerjugend. Les pertes sont importantes pour le bataillon. Mais ces combats permettent au 2nd Argyll, qui doit prendre le pont de Tourmauville, d’avancer sans difficulté tard dans la matinée. Le 2nd Argyll et le 23rd Hussars arrivent jusqu’à Colleville défendu par les Allemands qui finissent par céder dans l’après-midi.
        Le 2nd Gordon se dirige vers Tourville, la 29th AB vers Grainville (soutenu par le 2nd Fife and Forfar) et le 3rd RTR vers Mouen. L’avance dans ce secteur n’est pas arrêtée malgré la présence du 101 SS Schwere Pz Abteilung à Mouen. A Grainville, le village défendu par les SS ne sera pas nettoyé avant la tombée de la nuit.
       Le 2nd Argyll avance au sud de l’axe Caen – Villers et prend le pont de Tourmauville vers 17 heures et une étroite tête de pont est établie avec des éléments du 23rd Hussars. La 159th (11th AD) consolide et élargit la tête de pont sur la rive sud de l’Odon. Le Scottish Corridor est formé, mais ses flancs restent fragiles.

        Au soir du 27 juin, les Ecossais ont percé le front sur 10 km de profondeur, mais les pertes sont catastrophiques depuis le début de l’opération.



28 juin.
 

        Vers 8 heures, Dollmann, commandant de la 7e Armée, ordonne au II SS Panzer Korps de Hausser une contre-attaque immédiate contre le Scottish Corridor. Hausser estime cependant qu’elle ne pourra avoir lieu pas avant le lendemain. Dollmann meurt dans la matinée. Hausser prend le commandement de la 7e Armée allemande et Bittrich devient chef du II SS Pz Korps.

       Entre-temps, les combats continuent : la 49e DI prend la cote 110, affronte une offensive du Kampfgruppe Weidinger et se bat à Brettevillette. Le 2nd Argyll capture Gavrus et son pont intact, puis met en place une tête de pont défensive sur la rive sud de l’Odon. Grainville est repris par les Britanniques (Cameronians) en début d’après-midi mais doivent défendre le village de plusieurs contre-attaques de la division « Das Reich » et de la 2e Pz Div. Le 7th Seaforths prend la Valtru. Les alliés subissent une contre-attaque des SS et de la 21e Pz Div entre Verson et Mouen qui est finalement repoussée.
      
       Durant la même journée, des éléments du 23rd Hussars tentent de prendre la Cote 112, mais doivent affronter le feu de l’infanterie et des blindés de la HJ camouflés dans les bois. L’intervention des Typhoon sera inefficace. Les Britanniques captureront la hauteur avec l’appui du 8th Rifle Brigade. Les Allemands de la 8 Werfer Brigade et des blindés de la HJ lancent contre-attaquent qui échoue. Vers 15 heures, le 23rd Hussars est relevé par le 3rd RTR.
       En soirée, un message est intercepté : le II SS Pz Korps prévoit une importante contre-attaque sur l’Odon. Les chars sont retirés le soir même mais le lendemain les Allemands n’ont pas repris la Cote 112 ; leur objectif est la capture du Scottish Corridor. L’objectif du VIII Corps est désormais de protéger le terrain conquis.

       
             9th Cameronians vers le Haut du Bosq


                 
                Prisonniers allemands vers le Haut du Bosq le 28 juin

 29 Juin.

       Le plan d’attaque allemand pour le 29 au matin est le suivant : la 10 SS attaque la tête de pont de Gavrus sur l’Odon, Baron-sur-Odon, Verson et la Cote 112, la 9 SS agirait contre le Valtru, Grainville-sur-Odon, Mouen et Cheux, aidée de la "Das Reich" et de la Panzer Lehr. L’autre flanc du Scottish Corridor sera attaqué par la 1 Pz Div SS "LSSAH", les restes de la Hitlerjugend et la 21e Pz Div. Le matin, un officier de la 9e SS, en reconnaissance, est capturé avec les plans de l’attaque. Les blindés se sont repliés la veille de la Cote 112 mais reprendront leurs positions le lendemain matin sans aucune présence allemande. Finalement, les blindés britanniques se retireront de la hauteur, signifiant la fin d’Epsom, et seul le 4 KSLI restera sur la hauteur qui sera reprise après de difficiles combats dans la nuit du 29 au 30.

      L’attaque allemande débuta peu après 14 heures. Les Britanniques défendront tout l’après-midi et la soirée, les assauts allemands tournent au désastre. L’artillerie terrestre et navale, ainsi que l’aviation suffisent à stopper les attaques. Pendant la nuit, la 10 SS tente d’assaillir Gavrus et Baron mais sans succès. L’opération Epsom est définitivement arrêtée.



30 Juin.

     
      Les Britanniques subissent les attaques allemandes, mais les barrages d’artillerie et l’aviation permettent de repousse les assauts. Entre le 25 et le 30 juin, les pertes des 3 divisions du VIIIe Corps s’élèvent à 4000 hommes, tués, blessés, disparus et prisonniers.

 Le Scottish Corridor sera définitivement sécurisé le 2 juillet.



Bilan d’Epsom.

 

        Cette opération est un demi-succès en terme de gain de terrain, et les pertes furent effroyables (le quart des fantassin tué ou blessé). Stratégiquement, c’est une victoire : l’offensive a attiré la plupart des divisions blindés sur Caen, entamant ainsi les réserves allemandes et permettant à l’armée américaine dans la Manche de ne pas subir la plupart des troupes blindées.


Pertes (tués, blessés, disparus, prisonniers):
VIII Corps britannique: 4 020

12 SS Panzer Division "Hitlerjugend": 2 662, dont:
  12 SS Pz Regiment: 324
  25 SS Pz Grenadier Regiment: 383
  26 SS Pz Grenadier Regiment: 1 017
  12 SS Pz Aufklärungs Abteilung (Reconnaissance): 250
  12 SS Pz Pionier Bataillon: 490
  12 SS Pz Artillerie et autres: 198


Unités pendant l'opération Epsom:

Unités allemandes:
 
I SS Panzer Korps: 1 SS Pz Div "LSSAH"; 12 SS Pz Div "Hitlerjugend"; 101 SS Schwere Panzer Abteilung
  II SS Panzer Korps: 9 SS Pz Div "Hohenstaufen"; 10 SS Pz Div "Frundsberg"
  21e Panzer Division
  Kampfgruppe 2e Panzer Division
  83 Nebelwerfer Regiment
  Kampfgruppe Weidinger (2 SS Pz Div "Das Reich")
  Unités antiaériennes de la Luftwaffe

Unités britanniques:
 
VIII Corps: 11th Armoured Div.; 15 Scottish Infantry Div.; 31st Tank Brigade; 4th Armoured Brigade
  XXX Corps: 49th West Riding Infantry Div.
  Artillerie du I Corps



Sources: 

  Operation Epsom (Simon Trew)
  Militaria (Hors-série n°58) (La bataille de Caen)
  La bataille de Caen (Alexander MacKee)

 

 


Par Normandie1944 - Publié dans : Les batailles
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Lundi 24 mars 2008

US ARMY:

1st US Army (Lt.-Gen. Omar N. Bradley)
3rd US Army (Lt.-Gen. George S. Patton)

US Army Corps:
V US Army Corps (Maj.-Gen. Leonard T. Gerow)
VII US Army Corps (Lt.-Gen. J. Lawton Collins)
VIII US Army Corps (Lt.-Gen. Troy H. Middleton)
XV US Army Corps
XIX US Army Corps (Maj.-Gen. Charles H. Corlett)
XX US Army Corps (Maj.-Gen. Walton H. Walker)

   US Infantry Divisions:

2nd.jpg

4th.jpg

5th.gif

8th.jpg

1st US Inf. Div.
"Big Red One"

2nd US Inf. Div.
"Indianhead"

4th US Inf. Div.
"Ivy"

5th US Inf. Div.
"Red Diamond"

8th US Inf. Div.
"Pathfinder"

         

9th.jpg

28th.jpg

29th_infantry_division.jpg

30th.jpg

 

9th US Inf. Div.
"Old Rielable"

28th US Inf. Div.
"Keystone"

29th US Inf. Div.
"Blue and Gray"

30th US Inf. Div.
"Old Hickory"

35th US Inf. Div.
"Santa Fe"

         

 

79th US Inf. Div.
"Lorraine Cross"

80th US Inf. Div.
"Blue Ridge Moutain"

83rd US Inf. Div.
"Thunderbolt"

90th US Inf. Div.
"Tough Ombres"

 

 

       

82nd.jpg

     

82nd US AB Div.
"All American"

101st US AB Div.
"Screaming Eagle's"

     

     Armoured Divisions:

- 2nd US AD "Hell on Wheels"
- 3st US AD “Spearhead”
- 4th US AD "Breakthrough"

 

Par Normandie1944 - Publié dans : Les unités
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Dimanche 23 mars 2008


HEERESGRUPPE B
                   

  77ID-1-copie-2.jpg

 84inf.jpg

  89ID-1.jpg    91inf.jpg  

77 Inf. Div.

84 Inf. Div.

89 Inf. Div.

91 Inf. Div.

243 Inf. Div.

         
    272inf.jpg     275inf.jpg   276inf.jpg  

277inf.jpg

271 Inf. Div.

272 Inf. Div.

275 Inf. Div.

276 Inf. Div.

277 Inf. Div.

 

 

 

 

 
  326inf.jpg  

352inf.jpg

353infb.jpg  

326 Inf. Div.

346 Inf. Div.

352 Inf. Div.

353 Inf. Div.

708 Inf. Div.

         
  711inf.jpg   716inf.jpg

3FJD-1.jpg

  5FJD-1-copie-1.jpg

 

711 Inf. Div.

716 Inf. Div.

3 Fallsch. Div.

5 Fallsch. Div.

16 LW Feld Div.

         

2pdc.jpg 

  

9panzerdivision.gif

  
 

21pda.jpg

      116pda.jpg      PzLehrSymbol.jpg

2 Pz. Div.

9 Pz. Div.

21 Pz. Div.

116 Pz. Div.

Pz. Lehr Div.

       
 

1ss.jpg

 

2SS.jpg

 

9ss.gif

 

10divss.gif

1 SS Pz. Div.
"LSSAH"

2 SS Pz. Div.
"Das Reich"

9 SS Pz. Div.
"Hohenstaufen"

10 SS Pz. Div.
"Frundsberg"

 

 

 

 

 

12divss.gif 

17divss.gif 

 

 

12 SS Pz. Div.
"Hitlerjugend"

17 SS Pz.Gre. Div.
"G. von Berlichingen"

 


    PANZERGRUPPE WEST

86 Korps (LXXXVI)
  Artillerie Kommandeur (ArKo) 181
  Korps Nachrichten Abteilung 431 (Transmissions)
  Korps Nachschubtruppen 486 (Train)
  Werfer Brigade 9
  Artillerie Brigade 117
  21 Panzer Division
  85 Infanterie Division
  272 Inf. Div.
  346 Inf. Div.
  711 Inf. Div.
  16 Luftwaffe-Feld-Division

I SS Panzer-Korps
  SS Nachrichten Abt. 101
  Schwere SS Pz. Abt. 101
  Schwere Beobachtungs Abt. 101 (Observateurs)
  Schwere Artillerie Brigade
  SS Sanitäts Abt. 101
  SS Nachschubtruppen 101
  SS Flak Kompanie 101
  Werfer Brigade 7
  1 SS Pz. Div. "LSSAH"
  89 Inf. Div.
  12 SS Pz. Div. "Hitlerjugend"
  716 Inf. Div.

II SS Panzer-Korps
  SS Nachrichten Abt. 102
  Schwere SS Pz. Abt. 102
  SS Werfer Abteilung 102
  SS Sanitäts Abt. 102
  SS Nachschubtruppen 102
  SS Flak Kompanie 102
  Schwere Pz. Jäger Abt. 654
  Schwere Heeres-Pz. Jäger Abt. 668
  Werfer Brigade 8
  2 SS Pz. Div. "Das Reich"
  9 SS Pz. Div. "Hohenstaufen"
  10 SS Pz. Div. "Frundsberg"

47 Korps (XXXXVII)
  Korps Nachrichten Abt. 447
  Korps Nachschubtruppen 447
  Pionier Abt. 600
  Schwere Pz. Abt. 503
  StuG Abt. 394
  Pz. Artillerie Abt. 217
  Artillerie Brigade 130
  2 Pz. Div.
  Panzer Lehr Div.
  116 Pz. Div.
  276 Inf. Div.
  277 Inf. Div.
  84 Inf. Div.

    7 ARMEE

II Fallschirmjäger Korps
  Korps Nachrichten Abt. 2 (Luftwaffe)
  Korps Aufklärungs Abt. 2
  Korps Artillerie Rgt. 2
  StuG Abt. 2
  Fllsch. Flak Rgt. 2
  Schnelle Brigade 30
  Artillerie Brigade 309
  3 Fllsch. Div.
  5 Fllsch. Div.
  352 Inf. Div.
  275 Inf. Div.

74 Korps (LXXIV)
  271 Inf. Div.
  326 Inf. Div.

81 Korps (LXXXI)
  9 Pz. Div.
  708 Inf. Div.

84 Korps (LXXXIV)
  Artillerie Brigade 118
  77 Inf. Div.
  91 Inf. Div.
  17 SS Pz.Gre. Div. "Götz von Berlichingen"
  243 Inf. Div.
  353 Inf. Div.
  363 Inf. Div.
  709 Inf. Div.
  6 Fllsch Regiment

Sources.
http://www.lexikon-der-wehrmacht.de/inhaltsverzeichnis1.htm
http://www.feldgrau.com/index.html




Par Normandie1944 - Publié dans : Les unités
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Dimanche 10 février 2008
Première armée canadienne: Lieutenant-General Henry D.G. Crerar

     2e Corps canadien
: Lt-Gal Guy Simonds
 
18e Régiment de véhicules blindés (12th Manitoba Dragoons)
     
2e Division d'infanterie: Maj-Gal Foulkes

    2_Canadian_Infantry_Division_patch.png
     
8e Régiment de reconnaissance (14th Canadian Hussars): Lt-Col Alway
   4e Brigade d'infanterie: Brig. Lett puis Ganong
  
    The Royal Regiment of Canada
      The Royal Hamilton Light Infantry
      The Essex Scottish Regiment
   5e Brigade d'infanterie: Brig. Megill
     
The Black Watch (Royal Highland Regiment of Canada)! Lt-Col Mitchell
      Le Régiment de Maisonneuve
      The Calgary Highlanders
  6e Brigade d'infanterie
      
Les Fusiliers Mont-Royal
      The Queen's Own Cameron Highlanders of Canada
      The South Saskatchewan Regiment

3e Division d'infanterie

          3rd-inf-div-flash4e-BB-canadienne.jpg
 (Insigne de la 3e DI canadienne)
 (voir article sur la 3e Division d'infanterie canadienne)
 
http://normandie1944.over-blog.com/article-11708761.html





4e Division blindée

 

undefined






29e Régiment blindé de reconnaissance (The South Alberta Regiment)
   4e Brigade blindée
     21e Régiment blindé (The Governor General's Foot Guards)
     22e Régiment blindé (The Canadian Grenadier Guards)
     28e Régiment blindé (The British Columbia Regiment)
     The Lake Superior Regiment
  10e Brigade d'infanterie
 
    The Lincoln and Welland Regiment
     The Algonquin Regiment
     The Argyll & Sutherland Highlanders of Canada



Organisation des unités de l'armée canadienne.

Régiment d'infanterie (35 officiers, 786 sous-officiers et hommes)

 QG de régiment
   - Etat-major de commandement
   - Section de renseignement
   - Peloton des transmissions
   - Police régimentaire
   - Personnel médical
Echelon F: Transport et approvisionnement.

 Compagnie A (5 officiers, 122 sous-officiers et hommes): 
   - 1 QG de compagnie (3 PIAT, 2 mortiers 2'')
   - Peloton A
   - Peloton B
   - Peloton C
 
Compagnie B
 Compagnie C
 
Compagnie D
 Compagnie de soutien
   - QG de compagnie
   - Peloton de mortiers (6 mortiers de 3'')
   - Peloton de chenillettes (13 Chenillettes Bren-carrier)
   - Peloton de sapeurs
   - Peloton antichar (6 canons antichars de 6 livres)

Régiment blindé (36 officiers, 630 sous-officiers et hommes)

 Poste de commandement: 4 chars moyens Sherman
 Escadron de commandement:
   - Peloton de DCA (4 chars équipés de canons de 20 mm)
   - Peloton de reconnaissance (11 chars légers Stuart)
   - Peloton de liaison et  de transmissions (8 véhicules de reconnaissance sur roues)
   - Peloton d'administration

 Escadron A:
   - PC (4 chars)
   - Peloton A (4 chars Sherman)
   - Peloton B (4 Sherman)
   - Peloton C (4 Sherman)
   - Peloton D (4 Sherman Firefly)
 
Escadron B
 Escadron C

Régiment de reconnaissance (41 officiers, 755 sous-officiers et hommes)

 Poste de commandement: 3 véhicules blindés
 Escadron de commandement et de service:
   - Batterie antichars (8 canons de 6 livres)
   - Troupe de mortiers (6 mortiers de 3'')
   - Troupe des transmissions et d'administration

 Escadron de reconnaissance:
   - PC
   - Troupe d'éclaireurs A
   - Troupe d'éclaireurs B
   - Troupe d'éclaireurs C
   - Troupe d'assaut
 Escadron B
 Escadron C

Soit au total: 28 véhicules blindés, 24 véhicules de reconnaissance blindés et 63 Bren-carrier.
 
Régiment de mitrailleuses (35 officiers, 786 sous-officiers et hommes)

 Compagnie de mortiers lourds:
   - Peloton A (4 mortiers 4,2'')
   - Peloton B
   - Peloton C
   - Peloton D
 Compagnie de mitrailleuses A:
   - Peloton A (4 mitrailleuses Vickers)
   - Peloton B
   - Peloton C
 Compagnie de mitrailleuses B
 Compagnie de mitrailleuses C
Par Normandie1944 - Publié dans : Les unités
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Dimanche 30 septembre 2007

Field-marshal

General

Lieutenant general

General major

Brigadier

field-marshall.jpg

general2.jpg

lieut-gen.jpg

major-gen.jpg

brigadier.jpg

 

 

 

 

 

Colonel

Lieutenant colonel

Major

Captain

Lieutenant

col.jpg

lieut-col.jpg

major2.jpg

captain.jpg  

lieut.jpg  

 

 

 

 

 

Second lieutenant

Staff sergeant major

Regimental sergeant major

Warrant officer I

Warrant officer II

  2lieut.jpg

staff-sgt-major.jpg  

sgt-major.jpg  

  wo1.jpg

wo2.jpg  

 

 

 

 

 

Warrant officer III

Staff sergeant

Sergeant

Corporal

Lance corporal

wo3.jpg  

staff-sgt.jpg  

sergeant.jpg  

corporal.jpg  

lance-cp.jpg  


Sources: http://www.secondeguerre.net/
Par Normandie1944 - Publié dans : Les grades
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Dimanche 23 septembre 2007

 

 
Les grades de la Heer.

Maréchaux: Generalfeldmarschall (GFM)
  
Patte de col

         

    

  


Officiers généraux.

Patte de col


 
 
 
 
 

 Generaloberst
Gen Obst

 General der...
Gen.

 Generalleutnant
GenLt

 Generalmajor
GenMaj




Officiers supérieurs et subalternes.

Patte de col


        
 
 
 
       
 
 
 
 
 
 

Oberst
Obst

Oberstleutnant
Obstlt

 Major
Maj

 Hauptmann
Hptm

 Oberleutnant
Oblt

 Leutnant
Lt





Sous-officiers et hommes du rang.

Patte de col


       

Stabsfeldwebel

Oberfeldwebel

Feldwebel

Unterfeldwebel

Unteroffizier

Sfw

Ofw

Fw

Ufw

Uffz


 

 

 

 

 

  

 

Obergefreiter

Gefreiter

  Oberschütze

Schütze

Ogfr

Gefr

Osch 

Sch


Par Normandie1944 - Publié dans : Les grades
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander

Présentation

Créer un Blog

Recherche

Catégories

Calendrier

Juillet 2009
L M M J V S D
    1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29 30 31    
<< < > >>
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus