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16 septembre 2013 1 16 /09 /septembre /2013 17:41

Company Headquarters:

 

- 1 Major, Company Commander (Pistol);

- 1 Captain, Second-in-command (Pistol);

- 1 Warrant Officer II, Company Sergean-major (Rifle);

- 1 Staff Sergeant, Company Quatermaster Sergeant (Rifle);

- 1 Private, Company Clerk (Secrétaire) (Rifle);

- 1 Private, Storeman (Magasinier) (Rifle);

- 3 Private, Orderly (Rifle);

- 2 Private, Batman (Rifle);

- 1 Corporal, Nursing Orderly (Infirmier), RAMC* (Pistol);

- 3 Private, Nursing Orderly, RAMC (Pistol).

 

 

3 Rifle Platoon (each):

 

Platoon Headquarters:

- 1 First or Second Lieutenant, Platoon Commander (Pistol);

- 1 Sergeant, Platoon Sergeant (Rifle);

- 1 Private, Batman (Rifle);

- 1 Private, Orderly (Rifle).

 

3 Rifle Section (each):

- 1 Sergeant, Section Commander (Sten);

- 1 Corporal, Second-in-command (Rifle);

- 5 Private, Rifleman (Rifle);

- 1 Lance-corporal, Mortar man (Sten, 2-inch mortar);

- 1 Private, Bren n°1 (Bren);

- 1 Private, Bren n°2 (Rifle).

 

 

Total Company: 117 men

 

 

* Royal Army Medical Corps.

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Published by Normandie1944 - dans Les unités
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23 avril 2011 6 23 /04 /avril /2011 10:55

                          P4172615

                                               Rue Emile Desourteaux

 

10 juin 1944; Les Alliés ont débarqué depuis quelques jours en Normandie. La 2.SS.Panzerdivision "Das Reich", commandée par le SS-Brigadeführer Heinz Lammerding, est stationnée dans le sud-ouest de la France et doit, à cette date, combattre la Résistance dans le Limousin qui multiplie ses actions depuis le 6 juin.

En effet, Tulle a été, de manière éphémère, libérée par les FPT le 8 juin, puis repris par les S.S. du bataillon de reconnaissance de la division « Das Reich » le lendemain, entraînant en représailles la pendaison de 99 hommes.

       A l’aube du 10 juin, le lieutenant S.S. Karl Gerlach, du 2.SS.Sturmgeschützabteilung, rend compte à l’état-major du régiment Der Führer à Limoges de sa capture par les résistants la veille et qu’il avait réussi à s’échapper. Le 9, la garnison de Guéret est attaquée par la Résistance. Le 3ème bataillon du régiment « Der Führer » du SS-Sturmbannführer Helmut Kämpfe est envoyé à Guéret afin de soutenir les unités locales. Au retour de l’expédition, Kämpfe est enlevé par les maquisards, provoquant un grand émoi parmi les S.S. à Limoges.

Le SS-Stubaf Adolf Diekmann, commandant du 1er bataillon de ce même régiment, apprend le matin du 10 la disparition de Kämpfe.

 

           kampfe01               Diekmann

                          Helmut Kämpfe                                                    Adolf Diekmann

 

L’état-major du 1er bataillon du régiment « Der Führer » est installé à l’Hôtel de la Gare, à Saint-Junien. Au cours de la matinée, Diekmann y réunit le lieutenant Joachim Kleist, du SD (Sichereitdienst) de Limoges, ainsi que quatre miliciens.

Le lieu choisi est Oradour-sur-Glane, situé à environ 15 kilomètres au nord-ouest de Limoges. Avec l’accord de ses supérieurs, officiellement, Diekmann devra prendre en otage entre 30 et 50 otages en échange de la libération de Kämpfe..

Diekmann et la 3ème compagnie du SS-Hauptsturmführer Otto-Erich Kahn partent de Saint-Junien vers 13 heures. Au cours du trajet, le SS-Untersturmführer Heinz Barth déclare à ses hommes : « Aujourd’hui, vous verrez le sang couler ».

 

 

Ce 10 juin, à Oradour, c’est le jour de distribution de viande et de tabac. De nombreuses personnes extérieures à Oradour sont venues se ravitailler, mais aussi passer le week-end ou pêcher sur les bords de la Glane.

                         Rue principale

                                          Rue principale d'Oradour en 1932

 

Vers 14 heures, venant du bas du village, deux semi-chenillés et trois camions traversent la rue la rue Emile Desourteaux et s’arrêtent à environ 800 mètres de la sortie ouest, sur la route de Confolens, à hauteur du domaine de Bel Air. Les camions se positionnent à cet endroit et les semi-chenillés font demi-tour, traversent de nouveau la rue principale, franchissent le pont de la Glane et s’installent à la sortie est, sur la route de Limoges.

         Cinq autres camions se sont arrêtés sur la route de Saint-Junien, à l’Auze, à environ 1,5 kilomètre de l’entrée du village.

Les trois principaux accès à Oradour sont désormais bloqués.

 

          On dénombre entre 120 et 150 S.S. : toutes les sections de combats de la 3ème compagnie sont présentes ainsi qu’une partie de l’état-major du 1er bataillon.

 

                       P4172604 

                                                  Le champ de foire

 

Le village est entièrement encerclé. Le dispositif installé, le restant des S.S. se déploie autour d’Oradour et refoule vers le centre du bourg toutes les personnes qui se trouvent dans les champs et dans les fermes.

Le sous-lieutenant Barth donne pour instruction de tirer sur toute personne en mouvement, et le sergent Staeger ordonne d’abattre sur place toute personne malade ou qui ne peut se rendre sur le champ de foire.

Le tambour municipal, Jean Depierrefiche, reçoit l’ordre d’aviser toute la population à se rassembler immédiatement sur le champ de foire, tous les habitants devant être munis de leurs papiers, pour une vérification d’identité.

Certaines personnes se dissimulent à l’arrivée des S.S., comme Hubert Desourteaux et Paul Doutre ,réfractaires au STO, ou Armand Senon, immobilisé par une fracture de jambe, qui survivront au massacre.


                                    P4172607

                                 La Peugeot 202 du Dr. Desourteaux; à droite, la forge Beaulieu

 

Des coups de feu éclatent dans les alentours de la localité. Ainsi, le SS-Unterscharführer Staeger abat une vieille dame qui n’avançait pas assez vite, blessant, suite au ricochet des balles, le grenadier alsacien Albert Ochs.

 

Les S.S. fouillent les maisons et chassent les habitants qui s’y trouvent encore dedans. Les camions et blindés ramènent des habitants sur le champ de foire.

Les écoles ne sont pas épargnées par le rassemblement. Les S.S. investissent l’école de garçons, l’école de filles et l’école des Lorrains réfugiés. Dans cette dernière, Roger Godfrin, 7 ans, après avoir avisé ses camarades que les Allemands leur feraient du mal, prend la fuite en passant par les jardins et les champs. Repéré par les S.S., il parvient à traverser la Glane et à s’échapper.

 

          A quinze heures, toute la population est réunie sur le champ de foire, cerné par des soldats et de six mitrailleuses. Les S.S. procèdent à sa séparation en deux groupes : le premier, les hommes, qui sont aussitôt alignés sur trois rangs le long des bâtiments, puis le second, les femmes et les enfants, encadré par une dizaine des S.S. puis amené à l’église.

 

Diekmann, assisté d’un interprète, ordonne alors au docteur Desourteaux père de désigner cinquante otages. Le maire refuse. Il est conduit à la mairie en compagnie de Diekmann, mais revient seul au bout d’une dizaine de minutes et reprend sa place sans un mot. L’interprète demande à nouveau s’il a choisi des otages. Le maire répond : « Oui, moi-même, et si cela ne suffit pas, les membres de ma famille ».

 

Diekmann revient de la mairie et annonce par le biais de son interprète qu’il y a des dépôts d’armes et de munitions constitués par les terroristes. Il signale que les maisons vont être perquisitionnées. Il demande si quelqu’un a des informations au sujet de ces dépôts. Personne ne réagit à l’exception de Jean Lamaud, qui affirme posséder une carabine de 6 mm. Il précise que ce calibre est autorisé par la préfecture. L’officier lui répond que cela ne l’intéresse pas.

 

Sur un signe, les hommes sont séparés en six groupes puis conduits dans leslieux les plus vastes du village: la grange Laudy, la forge Beaulieu, le chai Denis, le garage Desourteaux, le garage Milord et la grange Bouchoule.

Dans la grange Laudy, les hommes enlèvent deux charrettes et sont alignés. Cinq ou six soldats les surveillent et installent une mitrailleuse. Le comportement des S.S. ne présage en rien de ce qui va bientôt se passer : ils sont détendus, rient, l’un d’eux mange un sucre. Les hommes dans la grange attendent seulement qu’on les libère.

 

A quinze heures trente, le SS-Hstuf Kahn tire une rafale de la rue principale : c’est le signal. Les S.S. se jettent sur les mitrailleuses et ouvrent le feu sur les hommes. Après avoir tiré, les chefs de groupe S.S., tel est le cas du SS-Uscha Georges-René Boos, volontaire alsacien, achèvent au pistolet ceux qui sont encore vivants. De la paille, du foin et des fagots sont mis sur les corps, puis les S.S. s’éloignent.

 

Dans le hangar Laudy, les S.S. reviennent environ 15 minutes après la tuerie. Il y a encore des survivants, mais les S.S. mettent le feu à la paille et s’éloignent en direction de l’église. Le brasier s’intensifie. Robert Hébras, Jean-Marcel Darthout, Yvon Roby, Mathieu Borie, Clément Broussaudier, et Pierre Poutaraud parviennent à s’échapper de la grange. Ce dernier sera abattu plus tard sur la route du cimetière en tentant de s’enfuir. Les cinq hommes quitteront Oradour la nuit venue.

Félix Aliotti et le garde champêtre Pierre Duquerroy, vivants après la fusillade, ne pourront échapper à l’incendie à cause de leurs blessures aux jambes.


             orad17a  

                                              P4172667

                                                                L'église d'Oradour-sur-Glane

 

Vers seize heures, deux sous-officiers S.S. entrent dans l’église portant une lourde caisse d’où sortent de longues mèches blanches. Ils la déposent, mettent le feu aux mèches et s’enfuient. Ils referment la porte à clé derrière eux. Quelques secondent après, la caisse explose : une fumée noire, épaisse, suffocante envahit l’église. C’est la panique, les femmes et enfants hurlent de frayeur et cherchent des refuges où l’air serait encore respirable.

Sous la pression d’un groupe épouvanté, la porte de la sacristie cède. Mais les S.S. qui cernent l’église  s'aperçoivent de cela et ouvrent le feu. Ils tirent au hasard, dans la fumée. Une des filles de Marguerite Rouffanche, âgée de 18 ans, restée aux côtés de sa mère, est tuée d’une balle.

Quelques instants après, des S.S., notamment les sous-officiers Boos, Staeger, Toepfer et Tschayge, entrent dans l’église. Une nouvelle fusillade éclate. Ils jettent quelques grenades, puis posent sur les corps de la paille, des bancs, des fagots ainsi que des chaises de l’église, mettent le feu et ressortent en refermant la porte.

Dans l’église, Marguerite Rouffanche voit les flammes grandir et va se réfugier derrière le maître-autel. Elle parvient à atteindre le vitrail central brisé par les balles et se précipite par l’ouverture, faisant un plongeon de plus de 3 mètres. Une autre femme la suit, Henriette Joyeux, née Hyvernaud. Avec son bébé, elle réussit à grimper sur l’ouverture. Elle tend son bébé à Mme Rouffanche. L’enfant tombe sur le sol. Sa maman saute à son tour.

Les deux femmes vont tenter de gagner le jardin du presbytère, tout proche. Mais les cris du bébé alertent les S.S.. Une sentinelle tire. La maman et son bébé sont tués sur le coup. Mme Rouffanche, qui simule la mort, est grièvement blessée aux jambes, mais réussit finalement à se cacher.

 

        De nombreux crimes isolés sont signalés : les S.S., en fouillant les maisons, ont tué ceux qui ne pouvaient se déplacer, comme le père Giroux, paralysé, ou des malades.

Des corps seront retrouvés sous l’escalier d’une cave, dans l’appentis du presbytère, dans l’étouffoir de la boulanger Bouchoule, dans le puits de la ferme Picat, etc.

        D’autres personnes, venues dans le village après le rassemblement, ont été assassinées dans la forge Beaulieu, tout comme des mamans venues des hameaux environnants pour prendre des nouvelles des enfants.

Des cadavres ont été ramassés par la suite sur les routes, dans les jardins et champs.

 

Après avoir fouillés et pillés chaque maison, les S.S. incendient tous les bâtiments du village en mettant le feu aux rideaux des fenêtres et en déposant divers produits combustibles.

 

Le tramway

 

Deux tramways en provenance de Limoges sont entrés dans le village au cours de l’après-midi. Le premier est un train d’essai avec trois employés de la Compagnie. L’un d’eux, M. Chalard, est abattu au moment où il traverse le pont de la Glane. Son corps est jeté dans la rivière puis le tramway est refoulé vers Limoges.

 

Un second tramway arrive à 19 h 30 à l’arrêt de Puygaillard, à l’embranchement de la route de Saint-Victurnien. Les S.S. vérifient les papiers de chaque passager, au nombre d’une vingtaine. Ceux qui ont un billet pour Oradour descendent. On les amène vers le village des Bordes. Le groupe traverse la Glane puis est arrêté en plein champ. Le gradé commandant le détachement s’entretient avec un autre gradé. Les hommes sont séparés des femmes, on vérifie leur identité. Enfin, après une discussion animée entre les deux sous-officiers, le groupe est finalement libéré. Un des sous-officiers leur dit : « On vous laisse partir ! Vous pouvez dire que vous avez de la chance ! ». Pendant ce temps, on donne l’ordre de reconduire le tramway à Limoges.


                               P4172562

 

        Les S.S. quittent Oradour en flammes en début soirée pour Nieul, en emportant bétail, automobiles, bicyclettes et divers objets (une voiture, appartenant à Maurice Picat, sera retrouvée en Normandie) et se logent dans l’école.

Au court de la nuit, un poste de garde constitué d’une dizaine de S.S. est installé dans la maison de M. Dupic, qui sera incendiée le lendemain matin.

 

Le 11, puis le 12 juin, des S.S. sont revenus à Oradour et ont creusé deux fosses pour inhumer des restes humains.

 

La compagnie quitte Nieul pour la Normandie au cours de la journée du 12 juin et arrive quelques jours après en Normandie. Elle est engagée à partir du 28 juin au sud-ouest de Caen où elle sera décimée en quelques jours.


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                                        Rue Emile Desourteaux, en direction de l'église

 

Bilan du massacre.

 

Le bilan total, définitif et officiel, s’établit à 642 morts, dont 207 enfants, 246 femmes, 189 hommes. 52 corps seulement ont été identifiés.

36 hommes, femmes et enfants ont survécu au massacre car, au moment de l’arrivée des SS, se sont cachés ou échappés.

Enfin, 328 constructions ont été détruites par l’incendie dont : 123 maisons d’habitation, 40 granges, 58 hangars, 35 remises, 22 magasins, 4 écoles et 1 gare.


P4172694


              P4172701

                                Victimes du massacre

 

 

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Les criminels.

 

        Une enveloppe retrouvée sur place a permis d’identifier, grâce au secteur postal indiqué dessus (15 807 D), l’unité responsable du crime, ce secteur correspondant à celui de la 3e compagnie du régiment "Der Führer".

Cette compagnie, commandée par le capitaine SS Otto-Erich Kahn, se composait d’une section de commandement et de trois (ou quatre selon les témoignages) sections de combat.


                  Heinz Barth-01a

                             Le SS-Ustuf Heinz Barth


 

                     Töpfer  Klaar

                    Egon Töpfer et Lothar Klaar, chefs de section dans la 3ème compagnie

 

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                                 Soldats de la 3e compagnie

 

Le procès de Bordeaux en 1953* a permis de juger 22 soldats de la compagnie et de déterminer les rôles de chacun, dont 13 Alsaciens incorporés de force.

 

        Quant aux officiers, Diekmann est mort sur le front de Normandie le 29 juin au sud-ouest de Caen. Toepfer et Klaar ont disparu dans ce même secteur. Le général Lammerding n'a jamais été inquiété, tout comme le capitaine Kahn (respectivement décédés en 1971 et en 1977). Seul le sous-lieutenant Barth a été jugé en 1983 à Berlin. Bien que condamné à la prison à vie, il a été libéré en 1997 et est décédé le 6 août 2007.

 

*SS jugés à Bordeaux en 1953:

SS-Oberscharführer Karl Lenz

SS-Unterscharführer Wilhelm Blaeschke, Georges-René Boos

SS-Rottenführer Wilhelm Boehme

SS-Grenadier Fritz Pfeufer, Hermann Frenzel,  Albert Daul, Auguste Lohner, Camille-René Grienenberger, Jean-Pierre Elsaesser, Erwin Dagenhardt, Herbert Daab, Wilhelm Nobbe, Paul Graff, Joseph Busch, Albert Ochs, Louis Hoehlinger, Louis Prestel, Fernand Giendiger, Alfred Spaeth, Henri Weber, Jean Niess.

 

 

Sources

 

Oradour-sur-Glane, Vision d'épouvante (Guy Pauchou, Pierre Masfrand)

Petite histoire d'Oradour-sur-Glane (A. Hivernaud)

La Das Reich (Guy Penaud)

Oradour (D.W. Hawes)

Oradour, l'extermination (Bernard Fischbach)

Entre deux fronts (N. Mengus, A. Hugel)

 


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Published by Normandie1944
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14 août 2009 5 14 /08 /août /2009 13:53

FONTENAY-LE-PESNEL WAR CEMETERY

Situé au sud de Fontenay-le-Pesnel (Calvados), ce cimetière contient 520 tombes: 457 Britanniques, provenant en majorité de la 49th West Riding Infantry Division et de la 59th Staffordshire I.D., 4 Canadiens et 59 Allemands (la moitié étant des SS de la division Hitlerjugend tués à Fontenay et dans ses alentours).

 

Il est situé sur les lieux mêmes des combats entre la 49th West Riding Division et les formation allemandes les 25, 26 et 27 juin 1944 (environ 80 soldats britanniques reposant dans ce cimetière furent tués durant l’opération Epsom entre le 25 juin et le 1er juillet 1944.



 


 


 













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13 août 2009 4 13 /08 /août /2009 21:52

       Il s’agit de la composition théorique et officielle de la Panzerdivision créée le 3 août 1944.  Cependant, la composition était différente dans la réalité . Dans les divisions blindées, en juin 1944, certaines avaient déjà adopté une partie de l’organisation type 44, par exemple dans les régiments blindés et les régiments de grenadiers. D’autres unités au sein de la division avaient cependant conservé l’organisation datant de 1943 (par exemple pour le régiment d’artillerie, la nouvelle composition des batteries datant du 1er juin 1944, elle ne pouvait être mise en place immédiatement et conservait donc l'ancienne structure).

       De plus, contrairement aux idées reçues, les divisions de la Waffen SS n’étaient pas les mieux équipées (par rapport à celles de la Heer). Ainsi, pour la division Das Reich, elle disposait au 1er juin de 44 Panzer IV et 37 Panther ; La division Hitlerjugend à cette même date avait 98 Panzer IV et 50 Panther. La 2.Panzerdivision (Heer) : 96 Panzer IV et 70 Panther. Enfin, la Panzer Lehr Division disposait de 99 Panzer IV et 89 Panthers. Un autre exemple, la division SS Frundsberg, en Normandie, avait un seul bataillon blindé (au lieu de deux).
       La composition de la 21.Panzerdivision, stationnée dans la région de Caen au printemps 1944, était également particulière, puisque le Panzer-Regiment 22 disposait de chars français capturés, notamment des Hotchkiss et 23 Somua S-35, en plus de la dotation traditionnelle de Panzer IV.

       Cependant, les effectifs dans les divisions de la Waffen SS étaient généralement plus élevés, notamment du fait de la présence d’un troisième bataillon dans chaque régiment de grenadiers.


Panther du I./3.Pz.Rgt. (2e Panzerdivision), détruit à Tourville-sur-Odon, 27 juin 1944


Stab der Division (Etat-major) (420 hommes)

Commandement (Kommando der Division, KStN 51) : 161 hommes
Plusieurs groupes :
- Groupe des opérations (Führungsabteilung) :
Ia : Chef d’état-major, chef des opérations (1er officier d’état-major)
Ic : Chef du renseignement
- Groupe d’administration (Quartiermeisterabteilung) :
Ib : 2nd officier d’état-major
IVa : Intendant
IVb : Médecin
V : Officier parc automobile
- Groupe du personnel (Adjutantur) :
IIa : Officier du personnel (Adjutant)
III : Juge divisionnaire
IVd : Aumônier
IVz : Trésorier comptable

1 groupe cartographique (Kartenstelle, KStN 2076 n) : 8 hommes
1 groupe de Feldgendarme (Feldgendarmerietrupp b, KStN 2033 b), 64 hommes
1 Divisionsbegleitkompanie (compagnie d’escorte) (KStN 126), chargée de la protection de l’état-major de la division. Plusieurs sections :
- 1 section d’infanterie (Schützen Zug) (73 hommes), armés de 2 mortiers et de 2 SMG)
- 1 section antiaérienne (Fla.Zug) (29 h) : 4 canons 20 mm Flak sur semi-chenillés (Sd.Kfz.10/4)
- 1 section d’éclaireurs motocyclistes (Erkundungszug) : 6 LMG, 51 hommes


PANZER REGIMENT (Régiment blindé)

Composition globale : 2 006 hommes, 79x Panther, 81x Panzer IV

Stab und Stabskompanie (Etat-major) (KStN 1103 (fG)) (99 hommes).
La Stabskompanie comprend :
   - 1 section des transmissions (Nachrichtenzug) : 3x Panzer V « Panther »
   - 1 section de reconnaissance (Aufklärungszug) : 5x Panzer IV
   - 1 groupe de maintenance et du train
1 Section de DCA (Fliegerabwehrzug) (KStN 1196) : 77 hommes, 8x Flakpanzer IV 3,7 cm

I. Abteilung

▪ Stab (KStN 1107 a (fG)) : 14 hommes

▪ Stabskompanie (KStN 1150 (fG)) : 145 hommes, comprenant :
   - 1 section des transmissions et de reconnaissance : 8x Panthers (3 pour les transmissions, 5 pour la reconnaissance)
   - 1 section d’éclaireurs et du génie
   - 1 section de DCA : 3x 2cm Flakvierling (sur semi-chenillés (Sd.Kfz.7/1))

▪ 1. Kompanie (KStN 1177 (fG)) : 103 hommes, 17x Panther
   - 1 groupe de commandement (18 hommes) : 2x Panther
   - 3 sections de 5 Panthers et 25 hommes chacune
   - Un groupe de réserve de 10 hommes
▪ 2. Kompanie
▪ 3. Kompanie
▪ 4. Kompanie
▪ Versorgungskompanie (Compagnie des services) (KStN 1151 a (fG)) :277 hommes. Elle regroupe les services administratifs du bataillon : maintenance, groupe sanitaire, carburant, munitions, administration, comptabilité, cuisiniers…

Total I. Abteilung : 848 hommes, 76x Panther

II. Abteilung
Les Panzer IV remplacent les Panthers, mais la composition reste identique, sauf pour la compagnie des services qui passe à 181 hommes (KStN 1151 (fG))
▪ Stab und Stabsbatterie
▪ 5. Kompanie
▪ 6. Kompanie
▪ 7. Kompanie
▪ 8. Kompanie
▪ Versorgungskompanie

Total II. Abteilung : 752 hommes, 76x Panzer IV

▪ Werkstattkompanie (Compagnie de maintenance régimentaire) (KStN 1187 (fG)) : 230 hommes


Chars français Somua S-35 réutilisés dans les formations blindées allemandes


PANZERGRENADIER REGIMENT 1 (blindé)

Effectif : 2 287 hommes

▪ Stab und Stabskompanie (KStN 1104 a (gp)) : 149 hommes

I. Bataillon (blindé)

▪ Stab (KStN 1108 a (gp) (fG)) : 43 hommes
▪ 1. Kompanie (KStN 1114 c (gp) (fG)) : 190 hommes
   - 1 groupe de commandement : 21 hommes, 2x Funkpanzerwagen (Sd.Kfz.251/3), 1x Sd.Kfz.251/17 (2 cm)
   - 3 sections composées chacune de : 38 hommes, 1x Sd.Kfz.251/17 (2 cm), 3x SPW (Sd.Kfz.251/1), 9x LMG
   - 1 section lourde : 55 hommes, 1x SPW (Sd.Kfz.251/1), 2x GrW 34 (sur Sd.Kfz.251/2), 3x Sd.Kfz.251/17 (2 cm), 3x SMG, 2x Sd.Kfz.251/9 (7,5 cm Kan.)
▪ 2. Kompanie (190 hommes)
▪ 3. Kompanie (190 hommes)
▪ 4. schwere Kompanie (98 hommes) :
   - 1 section de commandement (KStN 1121 a (gp) (fG)) : 19 hommes
   - 1 section de canons 7,5 cm (KStN 1125 (gp) (fG)) : 32 hommes, 6x 7,5cm Kan.
   - 1 section de mortiers 12 cm (KStN 1126 (gp)) : 47 hommes, 4x 12cm GrW 42
▪ Versorgungskompanie (KStN 1180 a (gp) (fG)) : 163 hommes

Total I. Bataillon : 874 hommes

II. Bataillon (motorisé)

▪ Stab (KStN 1108 (fG)) : 42 hommes
▪ 5. Kompanie (KStN 1114 (fG)) : 197 hommes
   - 1 section de commandement : 17 hommes
   - 3 sections composées chacune de : 43 hommes, 6x LMG
   - 1 section lourde : 51 hommes, 2x GrW 34, 4x SMG
▪ 6. Kompanie (197 hommes)
▪ 7. Kompanie (197 hommes)
▪ 8. schwere Kompanie (104 hommes) :
   - 1 section de commandement (KStN 1121 (fG)) : 18 hommes
   - 1 section DCA (KStN 1128) : 40 hommes, 6x 2cm Flak 38
   - 1 section de mortiers 12 cm (KStN 1126) : 46 hommes, 4x 12cm GrW 42
▪ Versorgungskompanie (KStN 1180 a (fG)) : 131 hommes

Total II. Bataillon : 868 hommes

▪ 9. Pionier Kompanie (Compagnie du génie) (KStN 1118) : 254 hommes
   - 1 section de commandement avec un groupe des transmissions (16 hommes)
   - 2 sections motorisées de 47 hommes et 4 LMG chacune
   - 1 section blindée : 50 hommes, 6x Pionierpanzerwagen (Sd.Kfz. 251/7), 9 LMG
   - 1 section lance-flammes (Flamm Zug) : 33 hommes, 6x Sd.Kfz.251/16 (Flammpanzerwagen), 6 LMG
   - 1 groupe de mortiers : 17 hommes, 2x GrW 34
   - 1 groupe de SMG : 15 hommes, 2x SMG
   - Train et maintenance : 29 hommes
▪ 10. s.IG. Kompanie (Compagnie de canons lourds) (KStN 1120 a) : 142 hommes, 6x Sd.Kfz.138/1 « Grille » (15cm sIG)


PANZERGRENADIER REGIMENT 2 (motorisé)

Effectif : 2 219 hommes

▪ Stab und Stabskompanie (KStN 1104 (fG)) : 124 hommes

I. Bataillon (868 hommes)

▪ Stab (KStN 1108 (fG)) : 42 hommes
▪ 1. Kompanie (KStN 1114 (fG)) : 197 hommes
▪ 2. Kompanie (197 hommes)
▪ 3. Kompanie (197 hommes)
▪ 4. schwere Kompanie (104 hommes) :
▪ Versorgungskompanie (KStN 1180 a (fG)) : 131 hommes

II. Bataillon (868 hommes)

▪ Stab (KStN 1108 (fG)) : 42 hommes
▪ 5. Kompanie (KStN 1114 (fG)) : 197 hommes
▪ 6. Kompanie (197 hommes)
▪ 7. Kompanie (197 hommes)
▪ 8. schwere Kompanie (104 hommes) :
▪ Versorgungskompanie (KStN 1180 a (fG)) : 131 hommes

▪ 9. Pionier Kompanie (Compagnie du génie) (KStN 1118) : 217 hommes
   - 1 section de commandement avec un groupe des transmissions (19 hommes)
   - 3 sections motorisées de 47 hommes et 4 LMG chacune
   - 1 groupe de mortiers : 17 hommes, 2x GrW 34
   - 1 groupe de SMG : 15 hommes, 2x SMG
   - Train et maintenance : 25 hommes
▪ 10. s.IG. Kompanie (KStN 1120 a) : 142 hommes, 6x Sd.Kfz.138/1 « Grille » (15cm sIG)


Unités de la 21.Panzerdivision inspectées par le GFM Erwin Rommel, printemps 1944


PANZER ARTILLERIE REGIMENT

Effectif : 1 451 hommes

Stab und Stabsbatterie (KStN 410) : 92 hommes

I. Abteilung (514 hommes)
▪ Stab und Stabsbatterie (KStN 407 (fG)) : 181 hommes
▪ 1. Batterie (KStN 431 fG) : 107 hommes, 6x Sd.Kfz.124 « Wespe »
▪ 2. Batterie (KStN 431 fG) : 107 hommes, 6x Sd.Kfz.124 « Wespe »
▪ 3. Batterie (KStN 431 fG) : 119 hommes, 6x Sd.Kfz.165 « Hummel »

II. Abteilung (372 hommes)
▪ Stab und Stabsbatterie (KStN 405 (fG)) : 148 hommes
▪ 4. Batterie (KStN 435 fG) : 112 hommes, 6x 10,5cm le.F.H.18
▪ 5. Batterie (KStN 435 fG) : 112 hommes, 6x 10,5cm le.F.H.18

III. Abteilung (473 hommes)
▪ Stab und Stabsbatterie (KStN 405 (fG)) : 146 hommes
▪ 6. Batterie (KStN 435 fG) : 109 hommes, 4x 15cm s.F.H.18
▪ 7. Batterie (KStN 435 fG) : 109 hommes, 4x 15cm s.F.H.18
▪ 8. Batterie (KStN 435 fG) : 109 hommes, 4x 10cm Kanone


PANZERJÄGER ABTEILUNG (Détachement anti-chars)

Composition: 475 hommes, 21 Jagdpanzer IV, 12x 7,5cm Pak 40

▪ Stab (KStN 1106 (fG)) : 53 hommes, 1x Jagdpanzer IV
▪ 1. Kompanie (KStN 1149 (fG)) : 57 hommes, 10x Jagdpanzer IV (1 dans la section de commandement, 3 dans chaque section)
▪ 2. Kompanie (KStN 1149 (fG)) : 57 hommes, 10x Jagdpanzer IV
▪ 3. Kompanie (KStN 1140 (fG)) : 117 hommes, 12x 7,5cm Pak 40
▪ Versorgungskompanie (KStN 1152 (fG)) : 191 hommes


PANZERAUFKLÄRUNGS ABTEILUNG (Détachement de reconnaissance)

Composition globale : 945 hommes

▪ Stab und Stabskompanie : 138 hommes, 13x Sd.Kfz.234/1, 3x Sd.Kfz.234/3, 7x Sd.Kfz.251/3, 1x Sd.Kfz.251/8, 2x Sd.Kfz.251/11
▪ 1. Kompanie : 85 hommes, 9x Sd.Kfz.250/5, 16x Sd.Kfz.250/9, 25 LMG
▪ 2. Kompanie : 167 hommes, 22x Sd.Kfz.250/1, 2xSd.Kfz.250/3, 4x Sd.Kfz.250/7, 2x Sd.Kfz.250/8, 26 LMG
▪ 3. Kompanie : 190 hommes, 11x Sd.Kfz.251/1, 2x Sd.Kfz.251/2, 2x Sd.Kfz.251/3, 2x Sd.Kfz.251/9, 6x Sd.Kfz.251/17
▪ 4. schwere Kompanie : 154 hommes :
   - 1 section de commandement (KStN 1121 a (gp) (fG)) : 19 hommes
   - 1 section du génie blindée (KStN 1124 a (gp) (fG) : 51 hommes
   - 1 section de canons 7,5cm (KStN 1125 (gp) (fG)) : 32 hommes
   - 1 section de mortiers 8cm (KStN 1126 a (gp) (fG)) : 52 hommes
▪ Versorgungskompanie (KStN 1180 (gp) (fG)) : 211 hommes


PIONIER BATAILLON (Bataillon du génie)

Effectif : 874 hommes

▪ Stab und Versorgungskompanie (KStN 703 a (fG)) : 172 hommes
▪ 1. Kompanie (gp) (KStN 714 (fG)) : 217 hommes, 25x SPW, 2x 8cm GrW, 2 SMG, 43 LMG
▪ 2. Kompanie (mot) (KStN 712 (fG)) : 195 hommes, 18 LMG, 2 SMG
▪ 3. Kompanie (mot) (KStN 712 (fG)) : 195 hommes, 18 LMG, 2 SMG
▪ Brückenkolonne (KStN 737) : 95 hommes


NACHRICHTEN ABTEILUNG (Détachement des transmissions)

Effectif : 463 hommes

▪ Stab (KStN 805) : 20 hommes
▪ 1. Fernsprech Kompanie (compagnie téléphone) (KStN 976) : 158 hommes
▪ 2. Funk Kompanie (compagnie radio) (KStN 971) : 230 hommes
▪ Versorgungsstaffel (Echelon des services) (KStN 871) : 55 hommes


FLAK ABTEILUNG (Détachement de DCA)

Effectif : 635 hommes

- Stab und Stabsbatterie (KStN 1705 (fG)) : 122 hommes
- 1. Batterie (KStN 1711 (fG)) : 164 hommes, 6x 8,8cm Flak
- 2. Batterie (KStN 1711 (fG)) : 164 hommes, 6x 8,8cm Flak
- 3. Batterie (KStN 1712 (fG)) : 185 hommes, 9x 3,7cm Flak; 3x 2cm Flakvierling


FELDERSATZ BATAILLON (Bataillon d’instruction et de réserve) : 973 hommes

VERWALTUNGSTRUPPEN (Ravitaillement) : 251 hommes
▪ Stab (KStN 1270) : 15 hommes
▪ Bäckereikompanie (Compagnie de boulangers) : 100 hommes
▪ Schlächtereikompanie (Compagnie de bouchers) : 54 hommes
▪ Verpflegungsamt (Groupe de ravitaillement) : 64 hommes
▪ Feldpostamt : 18 hommes


AUTRES UNITES : 1 728 hommes, dont :

NACHSCHUBTRUPPEN (Train)
- Stab und Stabskompanie (KStN 1208)
- 4 compagnies de transport (Kraftfahrkompanien 120 t) (KStN 1217 b) de 114 hommes, avec 4 sections de 10 camions 3t chacune
- 2 colonnes de transport (große Kraftwagenkolonne) (60 Tonnen) (KStN 1231) de 52 hommes avec 4 groupes de 5 camions chacun
- 1 Werkstattkompanie (Compagnie de maintenance)

SANITÄTSEINHEITEN (Unités médicales) :
- 2 compagnies médicales (Sanitätskompanie b, KStN 1314 a) de 205 hommes chacune.
- 1 compagnie d’ambulances (Krankenkraftwagenkompanie, KStN 1366)

KRAFTFAHRPARK-TRUPPEN (Maintenance et atelier)
- 3 compagnies de maintenance (Kraftfahrzeug-Instandsetzungskompanie) (KStN 1052 a)
- 1 colonne de transport 75 t (Ersatzteile 75 t) (KStN 1073) de 21 hommes


Effectif total de la division : 14 727 hommes.

- Officiers : 492
- Sous-officiers : 3 146
- Hommes du rang : 11 089


Les Panzerdivisionen en Normandie:

1.SS LAH: 19 691 hommes au 30 juin 1944
2.SS "Das Reich": 17 283 hommes au 1er juin
2.Pz.Div.: 16 762 hommes au 31 mai
9.SS "Hohenstaufen": 15 898 hommes au 30 juin
10.SS "Frundsberg": 16 011 hommes
12.SS "Hitlerjugend": 18 102 hommes début juin 1944
21.Pz.Div.: 16 925 hommes au 1er juin
116.Pz.Div.: 13 621 hommes au 1er juin
Panzer Lehr Div.: 14 699 hommes au 1er juin
9.Pz.Div. (combat en août 1944)


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8 août 2009 6 08 /08 /août /2009 21:25

       Les Alliés avaient prévu la libération de Caen dès le 6 juin 1944. Mais les 15 à 20 000 civils caennais restés dans la ville devront attendre et souffrir 33 jours de plus pour voir les premiers Canadiens et Britanniques arriver dans la cité normande. Au cours de ce long mois, la ville fut sévèrement bombardée, notamment dans la nuit du 6 au 7 juin et le soir du 7 juillet 1944, où 2 600 tonnes de bombes furent larguées (environ 2 000 Caennais sont morts au cours des bombardements de juin et juillet 1944).

 


Carte de Caen provenant de l'ouvrage "la Bataille du Calvados" (Albert Grandais)

        Le 8 juillet, l’opération Charnwood débute. La 3e division d’infanterie canadienne, les 59e DI et 3e DI britanniques s’emparent difficilement des villages au nord / nord-ouest de Caen : Hérouville, Lébisey, Epron, Buron, Saint-Contest, Gruchy, Authie, Cussy, Franqueville, puis l’abbaye d’Ardenne dans la soirée. Dans la nuit du 8 au 9, les S.S. de la division Hitlerjugend reçoivent l’ordre de se replier sur la rive droite de l’Orne. Dans la matinée du 8, la rue de Bayeux est bombardée pour couper toute retraite aux Allemands. Ce bombardement fera 50 victimes.

 

       Le 9 juillet, la 59e DI (Staffordshire) chasse les derniers Allemands retranchés au nord de Caen, dans le secteur de Galmanche, La Folie et Couvrechef (cependant, cette division ne rentrera pas dans la ville).

 

       Dans le secteur canadien, les Glens, de la 9e Brigade d’infanterie, sont désignés pour entrer les premiers dans la ville. Le squadron C du Sherbrooke Fusiliers Regiment (27e régiment blindé de la 2e Brigade blindée canadienne) accompagnera leur progression.

 

      A 9h30, les 2e et 3e batteries du SS.Flak.Abteilung.12, ainsi que la Divisionsbegleitkompanie (compagnie d’escorte divisionnaire), quittent Saint-Germain-la-Blanche-Herbe pour Vaucelles.

La compagnie D des Glens atteint Franqueville sans rencontrer de difficultés. Un peu avant 10 heures, elle s’engage sur l’axe Caen-Bayeux au niveau de Carpiquet. La colonne comprend également la compagnie C des Glens, deux sections du Royal Canadian Engineers (génie), deux sections du Camerons Highlanders of Ottawa (1 de mitrailleuses et 1 de mortiers), et deux Sherman d’observation du 14e régiment d’artillerie.

 

       L’accès à Saint-Germain est infesté de mines, empêchant toute progression. Les sapeurs canadiens venus nettoyer le secteur sont pris sous le feu ennemi et trois Sherman du Sherbrooke sautent sur les mines. D’autres chars ouvrent le feu vers les maisons où sont retranchés les S.S. Ces derniers fuient vers la Maladrerie. Les chars fléaux (Sherman Fails) du 22nd Dragoons (appartenant à la 79e DB britannique) sont appelés pour déminer la zone, cette opération permettant par la suite de dégager deux couloirs délimités par des rubans blancs.

 

       A 11h15, les Canadiens, positionnés en amont du croisement des routes de Bayeux et de Carpiquet, subissent quelques tirs d’artillerie. Ils arrivent cependant à la place du Planître et sont accueillis par des rafales de mitrailleuses provenant de l’abri bétonné situé sur la place. Le premier Sherman arrivant sur la zone est immobilisé par une mine, mais le tireur du blindé parvient au premier coup de canon à neutraliser la position.


 

Bernard Hoo, John MacCouville et J R Kostick du Queen's Own Rifles of Canada, ouest de Caen, 9 juillet 1944

       Dix minutes plus tard, les Canadiens signalent leur arrivée dans Caen. Les bataillons Highland Light Infantry of Canada et North Nova Scotia Highlandeurs suivent la première colonne canadienne. La 16e section (compagnie D) des Glens arrive devant la prison Beaulieu, rue du général Moulin. Il n’y a pas eu d’opposition. Cependant, vers midi, la progression dans cette rue devient difficile. Les S.S. utilisent mortiers et mitrailleuses. Entre les rues Deslongchamps et Bernard Palissy, les Canadiens subissent un feu nourri. Les chars ripostent, et deux autres forcent la grille des Pépinières à la poursuite des S.S.


 

       Vers 12h30, la compagnie D atteint la voie ferrée sur le boulevard Dunois. Au même moment, les blindés britanniques du Inns of Court se dirigent vers la rue d’Authie. Puis les Canadiens descendent la rue de Bayeux sur deux files1). Les chars dépassent le carrefour avec la rue Damozanne. Les S.S. ont déjà quitté le secteur, vus pour la dernière fois place des Petites-Boucheries, vers 11 heures (3 Panzer et quelques grenadiers de la Hitlerjugend).

 

       A 13 heures, les companies C et D des Glens parviennent jusqu’à la place des Petites-Boucheries et poursuivent leur avancée rue Guillaume le Conquérant et place Fontette. Quant aux compagnies A et B, elles tournent à droite depuis la place, s’engagent dans la rue Caponière, puis la rue du Carel et la promenade du Fort, et rejoignent la place Gambetta. Dans ce secteur, un peloton de blindés se stationne boulevard Bertrand.


 

Soldats canadiens, quartier de la Maladrerie, 9 juillet



Sherman place des Petites-Boucheries, Caen

       Le lieutenant-colonel Hope entre dans l’abbatiale Saint-Etienne et annonce la libération. Il interdit cependant à la population de sortir avant 17 heures.

 

       M.Poirier, adjoint au maire de Caen, M.Detolle, décrit l’arrivée des Canadiens : « Les drapeaux tricolores sortent, et nos amis canadiens qui parlent tous un français impeccable nous bourrent de cigarettes, de chocolats et de bonbons. Les femmes les embrassent. Les hommes les saluent, mais le tout avec dignité, sans folle exagération. Nous avons trop souffert dans nos affections les plus chères pour acclamer ceux que les nécessités de la guerre ont obligés à nous faire tant de mal ».

       Puis Hope et plusieurs FFI se dirigent vers la place Saint-Pierre, où Britanniques, descendant la rue de Geôle, et Canadiens se rejoignent. Puis un Canadien s’effondre, abattu par un tireur dissimulé dans les ruines. La chasse aux snipers dans les ruines de Caen commence2).

 

       Le bataillon HLI s’établit à la Maladrerie et le QG de la 9e Brigade est installé au séminaire Saint-Paul. Venant de la rue Galliéni, les Novas, rejoints par les chars du Fort Garry Horse, descendent la rue Henri Chéron. Ils sont guidés par Jules Hollier-Larousse, maire de Louvigny.

 

 

       Vers 17 heures, le 7e régiment de reconnaissance (17th Duke of York’s Royal Canadian Hussars) s’avance vers l’Orne, mais les ponts étant détruits, les blindés ne peuvent franchir la rivière. Au cours de ce même après-midi, les derniers Allemands ont réussi à franchir l’Orne.

 

 

La 3e DI canadienne perd au cours du 8 et du 9 juillet 1 194 hommes, dont 330 tués.

La 9e brigade compte 69 tués et blessés le 9 juillet.

 

Artilleurs du 1st KOSB de la 3e DI britannique pointant un canon antichar, rue du Vaugueux, vers l'abbaye aux Dames

       Du côté britannique, vers 5 heures, un groupe du 2nd Royal Ulster Rifles du Lieutenant-colonel Harris arrive de la route d’Ouistreham, vers le cimetière nord-ouest. Un autre groupe du 2nd RUR se dirige vers Saint-Julien, au sud ouest de la Cote 64. A 7 heures, les troupes sont dans le secteur du cimetière Saint-Gabriel et sont ralenties par la présence d’Allemands disposant de deux mitrailleuses. Une demi-heure plus tard, les Britanniques s’infiltrent rue Marescot et se dirigent vers la rue des Rosiers. D’autres tirs ennemis proviennent du Jardin des Plantes.

 

       La compagnie B du Major Hyde du 2nd RUR descend vers la ville et prend le Calvaire Saint-Pierre. Quelques minutes plus tard, un échange de tirs a lieu au Moulin-du-Roy entre les Tommies et des Jäger de la 16.Luftwaffe Feld-Division. Ces derniers se replient et disparaissent vers le château.

A 11h30, cette même compagnie rejoint le boulevard des Alliés pendant que la compagnie C du 1st King's Own Scottish Borderers du Lieutenant-colonel Renny est stoppée aux abords de la rue de Lébisey.

 

       En début d’après-midi, vers 13 heures, les compagnies C et D du 1st KOSB sont au château et éliminent des nids de mitrailleuses de la 16.LFD. Quelques sections dépassent la place Courtonne et franchissent la rive nord du canal.

Peu après, les compagnies A et B du même régiment rejoignent les compagnies C et D au château. Pendant ce temps, les blindés du 3e régiment de reconnaissance (The Northumberland Fusiliers) s’emparent du quartier Saint-Jean-Eudes et du château de la Rochelle.

 

 

L'abbaye aux Hommes et le lycée Malherbe. Levée du drapeau français le 9 juillet au soir

       A 18 heures, place Monseigneur-des-Hameaux, où soldats alliés et FFI présentent leurs armes, le capitaine Léonard Gilles, de la compagnie Fred Scamaroni, lève le drapeau tricolore marqué de la croix de Lorraine, accompagné de la Marseillaise.

 

 

 

       La prise de Caen est perçue comme un succès tactique. Le bulletin de la BBC à 19h30 annonce que « Caen est libérée et est entièrement aux mains des Alliés. Les Britanniques venant du nord et les Canadiens de l’ouest, ont opéré leur jonction au centre de la ville ».

        En réalité, seule la rive gauche fut libérée le 9. Il faudra attendre le 19 juillet pour que la ville soit totalement délivrée par les Canadiens, aidés de FFI.

 

1) Au cours de la progression dans la rue de Bayeux, un officier ordonne à l’équipage du char de tête de tirer sur les deux tours de l’abbatiale Saint-Etienne. Or, environ 2 000 personnes y ont trouvé refuge. Fort heureusement, au moment où le tankiste ajuste le tir, il reçoit un contrordre.

 

2) Le Major Pearson, officier des Glens, se dirige jusqu’à la caserne Hamelin, au bord de l’Orne. Il y observe le tir des mortiers et des mitrailleuses sur la rive opposée. Soudain, il surprend un sniper S.S. dans les ruines et l’abat.

 

 

Sources :

 

Mourir à Caen (Albert Pipet)

Charnwood (Dominique Barbé)

La Bataille du Calvados (Albert Grandais)

La Bataille de Caen (Jean-Pierre Benamou)

Juno Beach – Les Canadiens dans la bataille (Guy Chrétien)





Entrée du QG de la 9e brigade canadienne, rue général Moulin, Caen, 10 juillet



Sherman d'observation du 14e Régiment d'artillerie canadien entrant dans Caen par le quartier de la Maladrerie




Monument de la 3e DI britannique, avenue de la Libération



Monument canadien, place des Petites-Boucheries



Plaque place Monseigneur-des-Hameaux

 

 

Quelques lieux de Caen en images: en 1944 et en 2010.

 

Caen- Immeubles en ruines à proximité du bassin Saint-Pie P2070195aa

Avenue de Tourville: pont du canal

 

Caen- Le château; La chapelle Saint-Georges endommagée, 1  P2070108aa

Château: chapelle Saint-Georges

 

Caen- Levée du drapeau français Place Msr des Hameaux, 09  P2070167aa

Abbaye aux Hommes: entrée de l'abbatiale

 

Caen- Place Fontette et rue Guillaume le Conquérant, 10.07  P2070157aa

Place Fontette

 

Caen- Place St-Pierre, poste de guet du 1st KOSB, 09.07.194  P2070113aa

Rue Saint-Pierre

 

Caen- Rue des Chanoines, canon antichar et Sherman; Au fond  P2070098aa.JPG

Rue des Chanoines

 

Caen- Un Sherman débouche, place des Petites-Boucheries, 0  P2070170aa

Place des Petites Boucheries

 

Caen- Vue de la ville depuis le château  P2070104aa

Château: vue sur l'église Saint-Pierre

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27 juillet 2009 1 27 /07 /juillet /2009 12:25

              Au cours de la guerre, les pertes allemandes ne cessent d’augmenter. Elles proviennent principalement du front de l’Est. Il est donc nécessaire de remplacer ces troupes et ainsi maintenir les effectifs. Les volontaires ne suffisent plus et sont de moins en moins nombreux. Il faudra par conséquent incorporer au sein de la Wehrmacht des soldats non Allemands.

               Les gauleiters Robert Wagner et Burckel commandent respectivement l’administration civile en Alsace et Moselle depuis juin 1940 (l’Alsace et la Moselle sont annexées depuis juin 1940 au Reich allemand).Le 8 mai 1941, Wagner introduit le RAD (Reicharbeitdienst), obligatoire pour les jeunes Alsaciens, et qui précède l’incorporation dans les forces armées. Les premiers Alsaciens incorporés dans le RAD appartiennent à la classe 1922 et y sont intégrés en octobre 1941.

              Par ailleurs, le gauleiter Wagner propose à l’OKW le recrutement de soldats alsaciens volontaires. La campagne de propagande débute dès octobre 1941, mais sans succès. On dénombre environ 2 000 volontaires, et pour la plupart, il s’agissait d’Alsaciens d’origine allemande.

             Il faut désormais forcer les recrues à intégrer la Wehrmacht. Le 9 août 1942, Hitler autorise Wagner à mettre en place l’incorporation des jeunes Alsaciens et Mosellans, bien que l’OKW ait une certaine méfiance vis-à-vis d’eux, les estimant peu sûrs et doutant de leur fidélité au Reich.

             Ainsi, le 25 août 1942, Wagner, dans un décret, établit le service militaire obligatoire pour les jeunes Alsaciens et Mosellans dans la Wehrmacht. Ce décret est contraire à la convention de la Haye de 1907, où il est proscrit à un belligérant de « forcer les nationaux de la partie adverse à prendre part aux opérations de guerre dirigées contre leur pays ».
Les protestations de Vichy, faibles, n’auront aucun effet.

              Des milliers de jeunes Alsaciens fuient la région, malgré l’interdiction et les représailles. Ceux qui sont arrêtés sont envoyés au camp du Struthof où ils sont exécutés. Leurs parents sont internés au camp de Schirmeck puis déportés en Allemagne, leurs biens sont saisis.


              Dès octobre 1943, une ordonnance responsabilise officiellement les familles en cas de désertion. Celles-ci sont transplantées en Silésie, sont condamnées aux travaux forcés, les biens sont également confisqués. Au sein des unités, les Alsaciens-Mosellans qui tentent de se rebeller sont au mieux envoyés en « rééducation » au camp de Schirmeck.
D’autres seront fusillés ou pendus, tel est le cas des deux Alsaciens Charles Kreutter et Jean-Pierre Zimmermann, incorporés de force dans la division 16e division Reichsführer SS en Italie, qui sont pendus pour avoir dit, lorsqu’ils ont appris que Hitler avait survécu à l’attentat du 20 juillet : « Dommage qu’il n’ait pas crevé ! ».

            La plupart des Alsaciens-Mosellans incorporés dans la Wehrmacht ont été envoyés sur le front de l’Est, généralement dans la Heer, où il était impossible de déserter : d’une part le risque des représailles exercées sur le soldat et sa famille, et d’autre part le fait que les troupes russes ne distinguaient pas Alsaciens et Allemands. Ceux qui ont été capturés étaient traités de la même façon. Les prisonniers alsaciens et mosellans sont regroupés au camp de Tambow, à 430 km au sud de Moscou, où les conditions de vie sont déplorables (froid, insalubrité, très peu de nourriture). Environ 18 000 « Malgré-nous » sont morts ou disparus dans les camps soviétiques (dont 10 000 à Tambow). Très peu de soldats ont été transférés en Afrique du Nord, après intervention de la France libre. Après la guerre, le rapatriement se fait lentement, le dernier soldat alsacien étant rentré en France en avril 1955.

           Cependant, d’autres Malgré-nous sont incorporés dans d’autres unités de la Wehrmacht : Kriegsmarine, Luftwaffe et Waffen SS.
Ainsi, la moitié de la classe 1926 est incorporée dans la Waffen SS en février 1944. D’autres classes sont concernées : de 1908 à 1913 (les soldats appartenant à ces classes avaient combattu l'armée allemande en mai et juin 1940. Ils furent démobilisés par la suite). On note la présence de « Malgré-nous », alsaciens et mosellans, au sein de la 1.LSSAH, de la 4.SS.Polizei-Division, de la 8.SS Florian Geyer, de la 9.SS Hohenstaufen, 18.SS Horst Wessel, et surtout dans la 2.SS Pz.Div. Das Reich.

             Au sein de la Das Reich, certains historiens et anciens officiers estiment qu’il y a eu jusqu’à 40% d’Alsaciens et Mosellans dans la division, et peut être même jusqu’à un tiers des effectifs.
             La présence d’Alsaciens dans la division a été rendue célèbre lors du procès de Bordeaux de 1953, jugeant le massacre d’Oradour-sur-Glane, commis le 10 juin 1944 par les S.S. de la 3e compagnie du régiment « Der Führer ». Dans cette compagnie, on dénombre au minimum 30 Alsaciens, dont 1 seul volontaire. Au cours du procès, si l’incorporation de force a été reconnue pour 13 des 14 Alsaciens présents, leur culpabilité a cependant été établie, et leur condamnation a suscité la grande colère de l’Alsace. Finalement, les 13 Malgré-nous ont été graciés peu de temps après*.
Selon les témoignages d’anciens Malgré-nous incorporés de force dans la division Das Reich, il était difficile de déserter, du moins lorsque la division était encore stationnée au sud-ouest de la France au cours du printemps 1944 (ceux qui ont déserté ont rejoint la Résistance). Tous ceux qui ont pu s’enfuir au cours de la bataille de Normandie ont rejoint les Forces françaises libres.

Au total, 100 000 Alsaciens et 30 000 Mosellans (sans oublier les 10 000 Luxembourgeois) furent incorporés de force dans la Wehrmacht. 40 000 d’entre eux sont morts ou portés disparus...

 

 

Liste de soldats Alsaciens et Mosellans tués ou disparus en France en 1944:


MG1.jpg  MG2.jpg  MG3.png

 

APFEL Georges, 15.09.1922 (Wingen, Bas-Rhin) / 09.07.1944 (Saint-Lô, Manche);

AMBILL Jean, 14.02.1926 (Strasbourg, B.-R.) / 04.08.1944 (Percy, Manche);

BADINA René, 27.01.1920 (Boersch, B.-R.) / 19.08.1944 (Normandie);

BASCH Charles, 18.11.1916 (Roeschwoog, B.-R.) / 04.06.1945 (France);

BENDER René, 16.12.1926 (Wittenheim, Haut-Rhin) / 22.07.1944 (Normandie);

BISCHOFF Raymond, 17.09.1926 (Strasbourg, B.-R.) / 26.06.1944 (Fontenay-le-Pesnel, Calvados);

BOHN Marcel, 25.03.1920 (Racrange, Moselle) / 17.07.1944 (France);

CLAVEY Germain, 18.05.1925 (Wattwiller, H.-R.) / 12.07.1944 (Raids, Manche);

DEPARIS Charles, 04.04.1920 (Breitenbach) / 05.08.1944 (Vire, Calvados);

DOERR Robert, 15.01.1926 (Lohr, B.-R.) / 21.08.1944 (France);

FARNY Emile, 30.10.1926 (Ribeauvillé, H.-R.) / 08.08.1944 (Normandie);

FAUDEL Emile, 28.10.1920 (Wangen, B.-R.) / 03.07.1944 (Normandie);

FREYD Johann, 29.07.1924 (Strasbourg, B.-R.) / 11.06.1944 (Normandie);

GANSTER René, 24.11.1921 (Nilvange, Moselle) / 19.08.1944 (Normandie);

GERBER Oskar, 31.12.1914 (Sundhouse, B.-R.) / 27.07.1944 (Montcuit, Manche);

GIGAX Théodore, 13.07.1920 (Boofzheim, B.-R.) / 12.07.1944 (Hambye, Manche);

GILLE Armand, 08.10.1926 (Algrange, Moselle) / 25.08.1944 (Troyes, Aube);

GRAFF Clemens, 29.11.1926 (Folgensbourg, H.-R.) / 28.06.1944 (Grainville-sur-Odon, Calvados);

GULLY Aimé, 05.06.1926 (Goldbach, H.-R.) / 07.08.1944 (Normandie);

HAAS Renatus, 12.11.1926 (Husseren-Wesserling, H.-R.) / 01.07.1944 (Noyers-Bocage, Calvados);

HAEGEL René, 25.09.1920 (Geispolsheim, B.-R.) / 07.08.1944 (Normandie);

HALLER Maurice, 28.08.1926 (Fellering, H.-R.) / 26.08.1944 (La Londe, Seine-Maritime);

HASSENFORDER Emile, 24.09.1926 (Ste-Croix-aux-Mines, H.-R.) / 01.07.1944 (Normandie);

HAUS Charles, 28.08.1925 (Illkirch-Graffenstaden, B.-R.) / 25.08.1944 (Grand-Couronne, Seine-Maritime);

HENNY Adolf, 13.06.1926 (Saint-Amarin, H.-R.) / 07.07.1944 (Montgardon, Manche);

HERRGOTT Lucien, 18.12.1926 (Mulhouse, H.-R.) / 31.07.1944 (Normandie);

KERLE Raymond, 04.12.1926 (Pfastatt, H.-R.) / 22.08.1944 (Saint-Julien - Montricher, Savoie);

LACHER Werner, 15.04.1924 (Windstein, B.-R.) / 24.08.1944 (Gacé, Orne);

LAZARUS Joseph, 13.01.1923 (Strasbourg, B.-R.) / 09.08.1944 (Normandie);

LERCH Bernard, 10.11.1926 (Kirchberg, H.-R.) / 28.06.1944 (Grainville-sur-Odon, Calvados);

LOBSTEIN André, 28.10.1926 (Strasbourg, B.-R.) / 05.08.1944 (Vire, Calvados);

LOEGEL Charles, 16.08.1923 (Reipertswiller, B.-R.) / 22.08.1944 (Normandie);

LUTZ Joseph, 16.03.1926 (Moyeuvre-Grande, Moselle) / 11.06.1944 (Norrey-en-Bessin, Calvados);

MARCHAND Alphonse, 16.01.1910 (Auenheim, B.-R.) / 13.08.1944 (Chartres, Eure-et-Loir);

MELLINGER Joseph, 27.02.1916 (Kirsch-lès-Sierck, Moselle) / 06.08.1944 (Saint-Paul, Orne);

METRICHER Jean-Pierre, 02.03.1915 (Thionville, Moselle) / 06.08.1944 (Normandie);

METZLER Albert, 14.02.1914 (Weitbruch, B.-R.) / 04.08.1944 (Normandie);

MINCK Andreas, 06.12.1924 (Saint-Jean-Saverne, B.-R.) / 07.08.1944 (Vire, Calvados);

NORTH Charles, 23.04.1926 (Furdenheim, B.-R.) / 20.07.1944 (Raids, Manche);

OSTER Emile, 26.01.1912 (Eschbourg, B.-R.) / 28.06.1944 (Grainville-sur-Odon, Calvados);

PREVOT Charles, 15.06.1914 (Schirmeck, B.-R.) / 17.08.1944 (Normandie);

REUTENAUER François, 31.08.1925 (Moyeuvre, Moselle) / 28.07.1944 (Précorbin, Manche);

RIGAUX Nicolas, 04.07.1920 (Metz, Moselle) / 07.06.1944 (Folligny, Manche);

ROHRBACH André, 29.11.1926 (Wittelsheim, H.-R.) / 07.07.1944 (Angoville-sur-Ay, Manche);

SCHAEFFER Johann, 14.11.1909 (Bergbieten, B.-R.) / 23.07.1944 (Normandie);

SEILLER Hermann, 04.03.1923 (Habsheim, H.-R.) / 20.07.1944 (Normandie);

SEILLER Thiebaut, 18.08.1926 (Lauw, H.-R.) / 28.06.1944 (Grainville-sur-Odon, Calvados);

SEMBACH Alfred, 08.06.1926 (Colmar, H.-R.) / 11.07.1944 (Saint-Lô, Manche);

TRAUTTMANN Jean, 18.08.1920 (Batzendorf, B.-R.) / 12.07.1944 (Saint-Martin-d'Aubigny, Manche);

WACH Raymond, 30.08.1926 (Cernay, H.-R.) / 28.06.1944 (Normandie);

WEISS Charles, 27.11.1926 (Kirchberg, H.-R.) / 01.07.1944 (Rauray, Calvados);

WILHELM Moritz, 10.11.1926 (Urbès, H.-R.) / 28.06.1944 (Normandie);

WINTERBERGER Edmund, 14.04.1926 (Illkirch-Graffenstaden, B.-R.) / 08.07.1944 (Périers, Manche);

WOCHNER Emile, 08.09.1921 (Sondernach, H.-R.) / 16.07.1944 (Maltot, Calvados). BAHL René, 15.06.1926 (Strasbourg, B.-R.) / 1944 (France)

BEHE (DEMOUCHE) François, 29.08.1926 (Colmar, H.-R.) / 07.1944 (Normandie) ;

BIENTZ Ernest, 01.06.1926 (Mulhouse, H.-R.) / 10.1944 (France)

BIERLEIN Raymond, 12.05.1923 (Strasbourg, B.-R.) / 05.07.1944 (Normandie) ;

BONNEVILLE Alphonse, 29.11.1926 (Strasbourg, B.-R.) / 1944 (Normandie) ;

BRAMMERTZ André, 18.11.1926 (Schiltigheim, B.-R.) / 07.1944 (Le Dézert, Manche) ;

BRAUN Charles, 09.05.1926 (Strasbourg, B.-R.) / 07.1944 (Normandie) ;

BUCHLER Charles, 09.01.1911 (Strasbourg, B.-R.) / 06.1944 (Caen, Calvados) ;

CHRISTEN Edouard, 10.02.1926 (Mulhouse, H.-R.) / 08.1944 (Manche);

CHRISTOPHE Lucien, 15.08.1926 (Engenthal, B.-R.) / 1944 (Caen, Calvados);

DANGLER Georges, 09.07.1921 (Gundershoffen, B.-R.) / 1944 (France);

EBERLING Raymond, 25.01.1926 (Alsace) / 07.1944 (Saint-Lô, Manche);

EBERSOHL Frédéric, 23.07.1911 (Griesbach, H.-R.) / 1944 (Conflans-Ste-Honorine, Yvelines);

ENGEL René, 12.07.1912 (Tieffenbach, B.-R.) / 1944 (Cherbourg, Manche) ;

ERB René, 12.02.1926 (Strasbourg, B.-R.) / 1944 (Normandie) ;

ERHART Georges, 17.07.1926 (Langensoultzbach, B.-R.) / 1944 (Normandie);

FASSLER Louis, 27.10.1926 (Ste-Marie-aux-Mines, H.-R.) / 07.1944 (Normandie) ;

FISCHESSER Constant, 01.06.1926 (Alsace) / 07.1944 (Normandie) ;

FLORY Henri, 18.01.1926 (Lauterbach-Zell, H.-R.) / 1944 (France);

FRITSCH Henri, 25.04.1926 (Colmar, H.-R.) / 1944 (Normandie);

GRIMBICHLER Robert, 22.07.1926 (Strasbourg, B;-R.) / 1944 (France) ;

GROSKOPF Roger, 27.01.1926 (Mulhouse, H.-R.) / 01.1945 (Alsace);

HAFNER Georges, 07.06.1910 (Mackwiller, B.-R.) / 07.1944 (Normandie);

HAEGELE Gustave, 04.01.1922 (Mittelbronn, Moselle) / 08.1944 (Normandie);

HAHN Albert, 08.09.1926 (Strasbourg, B.-R.) / 06.1944 (Rauray, Calvados) ;

HAUACKER Maurice, 07.09.1926 (Urbès, H.-R.) / 01.08.1944 (Manche) ;

HEITZ Jean-Paul, 24.06.1926 (Strasbourg, B.-R.) / 1944 (Normandie) ;

HERZOG Claude, 27.05.1926 (Ostheim, H.-R.) / 06.1944 (Normandie);

HOFFNER Robert, 24.01.1926 (Mollau, H.-R.) / 17.07.1944 (Raids, Manche);

HUGUENEL Ernest, 18.08.1926 (Bischwiller, B.-R.) / 28.06.1944 (Grainville-sur-Odon, Calvados);

JEHL Jean-Joseph, 24.04.1926 (Colmar, H.-R.) / 07.1944 (Normandie) ;

JUNG Albert, 23.04.1926 (Strasbourg, B.-R.) / 07.1944 (Caen, Calvados);

KAEFFER Gustave, 28.07.1926 (Scherwiller, B.-R.) / 1944 (Normandie);

KIEFFER Roger, 30.09.1926 (Strasbourg, B.-R.) / 1944 (Caen, Calvados);

KILIAN Albert, 22.01.1926 (Strasbourg, B.-R.) / 02.08.1944 (Saint-Lô, Manche);

KLEIN Lucien, 06.05.1926 (Basse-Yutz, Moselle) / 07.1944 (Caen, Calvados);

KLINGER Pierre, 29.12.1926 (Mulhouse, H.-R.) / 06.1944 (Caen, Calvados) ;

LAUFS Raymond, 23.01.1926 (Strasbourg, B.-R.) / 21.08.1944 (Bourgogne);

MARTIN Charles, 02.02.1926 (Turckheim, H.-R.) / 08.1944 (Percy, Manche) ;

NIESS Alfred, 28.06.1923 (Hunspach, B.-R.) / 28.08.1944 (Lizy-sur-Ourcq, Seine-et-Marne);

PFEFFER Jean, 02.06.1926 (Mulhouse, H.-R.) / 1944 (Normandie) ;

PFERTZEL Adolphe, 17.02.1925 (Colmar, H.-R.) / 10.1944 (France);

REY Arnold, 10.12.1926 (Grendelbruch, B.-R.) / 1944 (Normandie);

REYDEL Lucien, 14.01.1921 (Haegen, B.-R.) / 1944 (Normandie);

SALZMANN René, 26.11.1926 (Herbitzheim, B.-R.) / 1944 (Caen, Calvados) ;

SCHAFFNER Georges, 01.06.1920 (Langensoultzbach, B.-R.) / 12.08.1944 (Normandie);

SCHATZ Marcel, 19.10.1926 (Colmar, H.-R.) / 1944 (Normandie) ;

SCHEER Charles, 13.07.1926 (Strasbourg, B.-R.) / 06.1944 (Grainville-sur-Odon, Calvados);

SCHILDKNECHT Léon, 14.02.1908 (Hipsheim, B.-R.) / 1944 (Normandie);

SCHRATZ Robert, 07.04.125 (Illzach, H.-R.) / 06.1944 (Normandie);

WALTER Eugène, 19.07.1926 (Haguenau, B.-R.) / 07.1944 (Caen, Calvados) ;

WEBER Ernest, 05.06.1910 (Jetterswiller, B.-R.) / 1944 (Caen, Calvados);

WICKERSHEIM Victor, 11.01.1924 (Hunawihr, H.-R.) / 08.1944 (France);

WIRTH Roger, 22.08.1926 (Bischwiller, B.-R.) / 07.1944 (Saint-Lô, Manche);

 

* Il est à préciser que 5 des Alsaciens qui étaient présents à Oradour avaient bénéficié d'un non-lieu en août 1948. Cependant, la loi du 15 septembre 1948, dite de culpabilité collective, a permis de qualifier de coauteur tout membre d'un groupe SS auqel est imputable un crime de guerre. Ainsi, cette loi est à l'origine du procès de Bordeaux.


Sources:
- Entre deux fronts (N.Mengus et A.Hugel)

- www.malgre-nous.eu

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31 octobre 2008 5 31 /10 /octobre /2008 19:22
Le bataillon d'infanterie

Appelé Regiment, il se compose d'un QG de bataillon, d'une compagnie de commandement, de 4 compagnies d'infanterie (Rifle Company) et d'une compagnie de soutien, qui équivaut à la Schwere Kompanie (compagnie lourde) dans un bataillon d'infanterie allemand. Le bataillon britannique est identique au bataillon canadien.

QG de Bataillon (50 hommes): outre le commandement, il contient un groupe de renseignement (Intelligence), commandé par l'Intelligence Officer (au grade de lieutenant), la police régimentaire et du personnel médical.

Compagnie de commandement (98 hommes):
- QG compagnie (6 h)
- Section des transmissions (36 h)
- Section d’administration (56 h), destinée au soutien et au ravitaillement des troupes (cuisiniers, mécaniciens, cordonnier, trésorier, armurier, matériel et équipement, transport...)

4 compagnies d'infanterie (Rifle company)(127 hommes)
Nommées de A à D.
Commandée par un Major (secondée par un capitaine), elle se compose d'un peloton de commandement (16 hommes) et de 3 pelotons d'infanterie (37 hommes chacun) commandées par un lieutenant.
Dans chaque peloton d'infanterie:
- QG de peloton, disposant d'un mortier (2-inch mortar) (7 hommes)
- 3 groupes d'infanterie (rifle section), composés chacun de 10 hommes, dont un tireur Bren (Bren Number 1) et un assistant (Bren Number 2), un chef de groupe (Corporal), un adjoint (Lance-Corporal) et 6 Riflemen.

Compagnie de soutien (Support company) (192 h)
C'est la compagnie lourde du bataillon. Elle est commandée par un capitaine (et non un major).
Elle de compose de:
- un QG de compagnie (9 hommes)
- un peloton de mortiers (43 hommes) avec 3 groupes de mortiers de 2 pièces chacun (3-inch mortar) (5 hommes par pièce), soit un total de 6 pièces.
- un peloton de chenillettes Bren-Carrier (63 hommes) de 4 groupes de chenillettes (3 Bren-Carrier par groupe, soit 12 hommes plus le chef de groupe, soit 13 hommes)
- un peloton antichars (49 hommes), avec un groupe de commandement (10 hommes) et 3 groupes antichars. Dans chaque groupe de 15 hommes, 2 canons antichars (6-pdr anti-tank gun) et 2 mortiers (2-inch mortar).
- un peloton du génie de 22 hommes, avec un QG de peloton (un lieutenant et son conducteur), un groupe du génie (10 hommes) et 2 groupes d'assaut de 5 hommes chacun.
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31 octobre 2008 5 31 /10 /octobre /2008 19:17
Panzergrenadier Kompanie (Gepanzert: blindé) (01.11.1943)

(K): Kompanie Führer (Chef de compagnie)
(Z): Zug Führer: chef de section, lieutenant ou sous-lieutenant (Oberleutnant, Leutnant)
(O): Sous-officier supérieur, à partir du grade d'adjudant (Feldwebel)
(G): Sous-officier subalterne, ici à partir du grade de caporal-chef (Obergefreiter)

a) Gruppe Führer
- Commandant de compagnie (K), 1 MP et 1 Pistole
Kompanie Trupp
- Chef de groupe (G), 1 MP
- Radio (G), 1 Karabiner
- Chef de l'échelon automobile (G), 1 MP
- Réparateur radio (Panzerfunkwart) (G), 1 Pistole
- Conducteur Zugkraftwagen (Zgkw) (G), 1 Karabiner (le véhicule est un SdKfz 251/3, adapté pour les transmissions)
- Infirmier (G), 1 Pistole
- Messager, radiotéléphoniste, 1 Karabiner
- 2 radios, 2 Karabiner
- 5 messagers motocyclistes (2 motos 350 ccm, 3 Kettenkrad)
- 2 conducteurs (1 Kübelwagen, 1 SdKfz 251/3)
- Brancardier, 1 Pistole

b) Groupe antichars (4 Panzerschreck)
- Conducteur SdKfz 251/17, 1 Karabiner
- Radiotéléphoniste, 1 Karabiner
1/ Escouade
- Chef de groupe, tireur (G), 1 MP
- Chargeur, 1 Pistole
2/ Escouade
- Unteroffizier, tireur (G), 1 MP
- Chargeur, 1 Pistole
3/ Escouade
- Tireur, chef d’escouade, 1 MP
- Chargeur, 1 Pistole
4/ Escouade
- Tireur, chef d’escouade, 1 MP
- Chargeur, 1 Pistole

c) 1. Section
- Chef de section (Z), 1 Pistole et 1 MP
Groupe de commandement
- Chef de groupe, radiotéléphoniste (G), 1 Karabiner
- Conducteur SdKfz 251/17 (G), 1 Karabiner
- 2 messagers, radiotéléphonistes, 2 Karabiner
- Brancardier, 1 Pistole
- Tireur pièce 2cm, 1 Karabiner
3 groupes
- 3 chefs de groupes (G), 3 MP
- 3 adjoints (G), 3 Karabiner
- 18 soldats, 6 Karabiner et 12 Pistolen (6 M.G.)
- 3 conducteurs SdKfz 251/1
- 3 passagers SdKfz 251/1 et tireurs M.G.

d) 2. Section
Idem que la section 1, mais le chef de section est un sous-officier (O), et non plus un officier.

e) 3. Section
Idem que la section 2.

f) 4. Section lourde
- Chef de section (Z), 1 MP
Groupe de commandement
- Chef de groupe (G), 1 MP
- Conducteurs SdKfz 251/17
- Messager, radiotéléphoniste, 1 Karabiner
- Armurier (en Kettenkrad), 1 Karabiner
- Messager motocycliste (Kettenkrad), 1 Karabiner
- 2 pourvoyeurs de munitions, 2 Karabiner
- Tireur pièce 2cm, 1 Pistole
1/ Groupe schwere M.G. (2 s.M.G.)
- 2 chefs de pièce (dont 1 chef de groupe) (G), 2 MP
- 8 soldats, 4 Karabiner et 4 Pistolen
- Conducteur SdKfz 251/17
2/ Groupe schwere M.G. (2 s.M.G.)
Idem que le groupe 1
3/ Groupe mortiers (2 mortiers 8cm)
- Chef de groupe (G), 1 MP
- 2 chefs d’escouade (G), 2 Karabiner
- 10 soldats (dont 2 chefs de pièce et 2 radiotéléphonistes), 4 Karabiner et 6 Pistolen
- 2 conducteurs SdKfz 251/2
4/ Groupe de canons 7,5 cm
- Chef de groupe et chef de pièce (G), 1 MP
- Chef de pièce (G), 1 MP
- 4 soldats, 4 MP
- 2 conducteurs SdKfz 251/9, 2 Karabiner

g/ Groupe de maintenance (Instandsetzungstrupp)
- Chef d’atelier, de maintenance (Schirrmeister) (O), 1 Pistole
- Mécanicien véhicules blindés (Panzerwart) (G), 1 Karabiner
- 4 mécaniciens véhicules blindés (dont 1 conducteur camion), 4 Karabiner
- Réparateur radio véhicules blindés, 1 Karabiner
- 2 conducteurs (1 camion 3t, 1 SdKfz 7)

h) Groupe d’état-major I (Gefechtstross I)
- Adjudant de compagnie (Hauptfeldwebel) (O), 1 MP
- Armurier (G), 1 Pistole
- Equipement, magasinier (G), 1 Karabiner
- Cuisinier (G), 1 Karabiner
- Assistant armurier, 1 Karabiner
- Mécanicien moteurs véhicules blindés, 1 Karabiner
- 4 conducteurs (1 Kübelwagen, 3 camions 3t utilisés pour le carburant, le matériel de cuisine, les armes et équipements)

i) Groupe du train
- Comptable, chef de groupe (G), 1 Karabiner
- Conducteur camion 3t, 1 Karabiner
- Cordonnier, 1 Karabiner
- Tailleur, raccommodeur, 1 Karabiner

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31 octobre 2008 5 31 /10 /octobre /2008 19:13
US Parachute Infantry Company (Juin 1944)

Company Headquarters
(HQ)


- Company Commander: Captain (Carbine)
- Executive Officer: 1st Lieutenant (Carbine)
- Company Sergeant: 1st Sergeant (Carbine)
- Communications: Sergeant (Rifle)
- Operations (Intelligence): Sergeant (Rifle)
- 3 Radio operator: Private (Rifle)
- 3 Messengers: Private (Rifle)
- 5 Riflemen: Private (Rifle)

3 Rifle platoons, ayant chacune:
Platoon HQ:
- Platoon Commander: 1st Lieutenant (Carbine)
- Assistant Commander: 2nd Lieutenant (Carbine)
- Platoon Sergeant: Staff Sergeant (SMG: Submachine gun)
- Signal, radio and code: Corporal (Rifle)
- 2 messengers: Private (Rifle)

Mortar squad:
- Squad leader: Sergeant (SMG)
- Mortar gunner: Private (Carbine, 60 mm mortar)
- Assistant gunner: Private (Carbine)
- 3 ammunition bearers (pourvoyeurs de munitions): Private (Rifle)

2 Rifle squads, ayant chacune:
- Squad leader: Sergeant (SMG)
- Assistant leader: Corporal (Rifle)
- 7 Riflemen: Private (Rifle)
- Machine gunner: Private (Carbine, M1919A4/6)
- Assistant gunner: Private (Rifle)
- Ammunition bearer: Private (Rifle)
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24 mai 2008 6 24 /05 /mai /2008 17:35

Composition en mai 1944.

  
Etat-major de la Division : 141 h
Kommandeur: SS-Brigadeführer Heinz Lammerding
Ia: Oberstleutenant Albert Stückler
O1: SS-Ustuf Alfred Vollmer
O4: SS-Ostuf Langer
Ib: SS-Stubaf Heino von Goldacker
O2: SS-Ustuf Willy Döppner
Ic: SS-Stubaf Aurel Kowatsch
O3: SS-Ostuf Dr. Walter Wache
Juge de la division: SS-Stubaf Detlef Okrent

Stabskompanie (companie d'état-major): 178 h (Rudolf Heinz Kruse)

SS-Feldgendarmerie Truppe "Das Reich" (Dientze)

2 SS-Panzer Regiment : 2 401 h (SS-Ostubaf Christian Tychsen)
I. Abteilung (SS-Stubaf Rudolf Enseling)
   1. Kompanie (SS-Hstuf Wilhelm Matske)
   2. Kompanie (SS-Ostuf Joachim Schlomka)
   3. Kompanie
   4. Kompanie (SS-Hstuf Ortwin Pohl)
II. Abteilung (SS-Stubaf Dieter Kesten)
   5. Kompanie (SS-Ostuf Karl-Heinz Himme)
   6. Kompanie (SS-Ostuf Karl-Heinz Boska)
   7. Kompanie (SS-Ostuf Karl Kloskowski)
   8. Kompanie (SS-Ostuf Walter Thorney)


3.SS-Panzer Grenadier Regiment « Deutschland » : 3 242 h (SS-Ostubaf Günther Wisliceny)
I. Bataillon (SS-Stubaf Heinrich Schuster)

   1. Kompanie (SS-Ostuf Grohmann)

   2. Kompanie (SS-Ostuf Kolb)

   3. Kompanie (SS-Ostuf Übel)

   4. Kompanie


II. Bataillon (SS-Stubaf Willy Dusenschön)

   5. Kompanie

   6. Kompanie

   7. Kompanie

   8. Kompanie

 

III. Bataillon (SS-Stubaf Helmut Schreiber)

   9. Kompanie (SS-Ustuf Seibert)

   10. Kompanie (SS-Ostuf Gross)

   11. Kompanie (SS-Hstuf Hollmann)

   12. Kompanie (SS-Hstuf Eckert)


13. Kompanie

14. Kompanie

16. Kompanie (SS-Ostuf Macher)

 

 

4.SS-Panzer Grenadier Regiment « Der Führer » : 3 242 h (SS-Staf Sylvester Stadler / SS-Ostubaf Otto Weidinger)

I. Bataillon (SS-Stubaf Adolf Diekmann)

   1. Kompanie (SS-Ostuf Scholtz)

   2. Kompanie (SS-Ostuf Schwarz)

   3. Kompanie (SS-Hstuf Kahn)

   4. Kompanie (SS-Ostuf Rosenstock)

 

II. Bataillon (SS-Stubaf Herbert Schulze)

   5. Kompanie (SS-Ostuf Schulzer)

   6. Kompanie (SS-Ostuf Seifert)

   7. Kompanie (SS-Ostuf Zwerner)

   8. Kompanie (SS-Ostuf Froni)


III. Bataillon (SS-Stubaf Helmut Kämpfe / SS-Hstuf Heinz Werner)

   9. Kompanie (SS-Ustuf Kohs)

   10. Kompanie (SS-Ostuf Manz)

   11. Kompanie (SS-Ustuf Lang)

   12. Kompanie (SS-Ustuf Hederer)


13. Kompanie (s.I.G.) (SS-Ostuf Urban)

14. Kompanie (Flak) (SS-Hstuf Hermann)

15. Kompanie (SS-Hstuf Häfke)

16. Kompanie (Pionier) (SS-Ostuf von Eberstein)

 

 

2.SS-Panzer Artillerie Regiment : 2 167 h (SS-Staf Karl Kreutz)
I. Abteilung (SS-Hstuf Otto Wurach)
II. Abteilung (SS-Hstuf Wolfgang Gast)
III. Abteilung (SS-Hstuf Herbert Hoffmann)
IV. Abteilung (SS-Hstuf Josef Kast)

- 2.SS-Panzer Jäger Abteilung : 513 h (Chasseurs de chars)
- 2.SS-Stumgeschütz Abteilung : 344 h (SS-Stubaf Walter Kniep / SS-Stubaf August Krag)
- 2.SS-Flak Abteilung : 824 h (DCA) (SS-Hstuf Otto Reimann)
- 2.SS-Werfer Abteilung : 473 h
-
2.SS-Panzer Nachrichten Abteilung : 515 h (Transmissions) (SS-Stubaf Theodor Sorg)
- 2.SS-Panzer Aufklärungs Abteilung : 942 h (SS-Stubaf Heinrich Wulf) (Reconnaissance)
- 2.SS-Panzer Pionier Bataillon : 984 h (SS-Stubaf Siegfried Brosow) (Génie)
- 2.SS-Wirtschafts Bataillon (Intendance) (SS-Stubaf Willy Schäfer)
- 2.SS-Nachschubdienste (Train) (SS-Stubaf Franz Six)
- 2.SS-Instandsetzungabteilung (Maintenance) (SS-Hstuf Ennsberger)
- 2.SS-Sanitäts Abteilung (Santé) (SS-Stubaf Dr. Günter Priebe)
- 2.SS-Feldersatz Bataillon (950 h) (SS-Hstuf Rauscher)


La Das Reich en Europe.

       La division, à l’origine la SS-Division Verfügungstruppe (V-T), composée notamment des régiments Deutschland, Der Führer et Germania, participe à l’invasion des Pays-Bas et de la France en 1940. En avril, elle combat en Yougoslavie et s’empare de Belgrade. Peu après, la division est déplacée en Pologne en vue de l’attaque de l’Union soviétique.

       La Reich, intégrée dans le groupe d’armées Centre, combat dans la région de Smolensk et se situe à la pointe de l’offensive allemande. Elle est stoppée à quelques kilomètres de Moscou en décembre 1941, et subit d’importantes pertes durant l’hiver 1941/1942 face aux troupes russes passées à l’offensive. De juin 1942 à février 1943, la division est envoyée en repos en France dans la région de Rennes. Elle est mise en alerte lors de l’occupation de la zone libre suite au débarquement anglo-américain en Afrique du Nord en novembre 1942.

       Début 1943, la division est rappelée sur le front russe, à Kharkov tout d’abord, puis à Koursk pendant l’été. La division, qui a perdu une grande partie de ses hommes et de son matériel, est envoyée progressivement en France dès janvier 1944 dans la région de Montauban et de Toulouse.


Les crimes de la Das Reich en France.
     

                

      La division, renommée 2.SS-Panzerdivision « Das Reich », est reconstituée avec l’arrivée de 9 000 hommes âgés en général de 17-18 ans, notamment de nombreux Alsaciens, mais aussi des Hongrois, Roumains, Russes, Luxembourgeois, Polonais, Yougoslaves et autres nationalités, soit un total d’environ 18 000 hommes. Cependant, le matériel reçu est largement en deçà du nombre théorique.

      Durant cette même période, les rumeurs d’un futur débarquement allié en France sont de plus en plus insistantes. Dans le sud-ouest de la France, les maquis se sont multipliés depuis l’hiver 1943 et l’armée allemande présente en France craint d’importantes actions de la Résistance en cas de débarquement, notamment à l’arrière pour ralentir la remontée des troupes.

            
              De gauche à droite: Kämpfe, Krag, Stückler, Lammerding                      Le général SS Lammerding

       Les ordres du SS-Brigadeführer Heinz Lammerding, commandant la Das Reich, sont précis : maintenir la liberté des communications, réprimer toute aide que les populations pourraient apporter aux maquisards et écraser toute tentative de soulèvement, puis en cas de débarquement allié, se diriger vers le front en ratissant toutes les régions traversées pour réduire les mouvements de résistance.
Ainsi, le 2 mai, à Montpezat-de-Quercy, un accrochage entre des maquisards et des S.S. à 2 km du village entraîne une action de représailles, où 4 civils sont tués, 22 hommes déportés et 16 bâtiments incendiés.

       Par ailleurs, les miliciens infiltrés dans les maquis indiquent à la Gestapo les lieux de rassemblement des maquisards, leurs dépôts et zones de parachutage. Les S.S. se chargent des opérations de représailles qui débutent le 11 mai 1944. Les unités du régiment « Der Führer » atteignent Cabrerets, où un ouvrier agricole est tué et 2 autres personnes arrêtées. Le détachement se rend ensuite à Lauzès, où une femme et sa fille sont assassinées. Les représailles continuent à Orniac, Cardaillac, Bagnac, Blars, Terrou, Latronquière, Molières…
       Le 12 mai, les S.S. fusillent sans motif à Niel une famille entière, les parents et leurs 5 enfants. Une autre famille est massacrée à la Garrigue. D’autres villages dans le Lot sont victimes des meurtres, arrestations, maisons incendiées et pillages : Assier, Gramat, Molière, Sousceyrac. A Figeac, les S.S. arrêtent près de 700 hommes qui seront pour la plupart déportés.

       A chaque fois, on constate le même mode opératoire : encerclement du village, rassemblement de la population puis commencement des exactions. En Russie, Lammerding était le chef d’état-major du général SS Bach-Zelewski, chef des unités chargées de lutter contre les partisans. Les méthodes sont restées identiques. La riposte nazie sera de plus en plus disproportionnée, les S.S. essayant d’entraîner la population à se retourner contre les maquisards.

               
SS-Ostubaf Otto Weidinger, commandant du régiment "Der Führer"

 

       Lammerding-2.jpg

A droite, Lammerding (ici SS-Oberführer), à Thouars, le 10 avril 1944


       Le 21 mai, le 1er bataillon du régiment « Der Führer » atteint Devillac où un dépôt d’armes est découvert dans une maison. Lacapelle-Biron, Blanquefort, Montflanquin endurent les représailles. Le lendemain, la 3e compagnie de ce même régiment se dirige vers Freyssinet-le-Gélat. Là-bas, les habitants reçoivent l’ordre de se rassembler. Soudain, un coup de feu est tiré, tuant le grenadier Günther Friedhoff. Les S.S. pendent 3 femmes devant la population : Agathe Pailles, l’auteur du coup de feu, et ses deux nièces. Les corps sont jetés dans leur maison, incendiée par des soldats. Après la pendaison, des S.S. saisissent une autre femme dans la foule et l’abattent à bout portant. Le SS-Hstuf Otto Kahn, chef de la compagnie, désigne dix personnes qui sont aussitôt alignées devant le reste de la population et fusillées. Dans la nuit, la compagnie quitte le village après avoir pillé chaque maison.

      Le 1er juin, une unité du 2.SS-Panzerregiment patrouille à Limogne, provoquant la panique parmi la population. Six villageois, tentant de s’enfuir, sont abattus. Trois autres civils sont tués à Frontenac et à Cadrieu. Le lendemain, suite à une embuscade, les S.S. se vengent à Camburat, Saint-Bressou et à Terrou.
      Le 3 juin, près de Figeac, un officier allemand et sa femme sont tués. Une heure après, une trentaine de blindés et un peloton motocycliste attaquent toutes les habitations se trouvant sur leur route. A Viazac, sept habitants sont abattus sur les lieux de l’embuscade. A Cayla, deux familles subissent le même sort : dix morts. Sept autres hommes sont tués peu après.
     
     Le 6 juin, les troupes alliées débarquent en Normandie. La situation est confuse, et le lendemain, la division reçoit l'ordre de remonter vers le Limousin en ayant pour objectif de lutter contre la Résistance (dans un premier temps, la Das Reich devait rejoindre le front de Normandie, ordre contredit plus tard dans la même journée).

     

     Des soulèvements sont observés, notamment à Tulle où le 7 juin, les FPT attaquent la ville ; Le 8, une fusillade avec les maquisards tue 43 soldats allemands. Le reste de la garnison se rend. Dans la soirée, une unité du bataillon de reconnaissance S.S. entre dans la ville, mais les FPT, inférieurs en nombre et en armement, doivent abandonner Tulle. Le lendemain, les S.S. veulent pendre 250 hommes, prétextant que les cadavres allemands avaient été mutilés. Cette thèse est réfutée par le Dr Schmidt, médecin de la garnison, en affirmant le contraire et en soulignant que les blessés avaient été soignés à l’hôpital. Le 9 au matin, Lammerding, présent à Tulle, ordonne la pendaison de 120 « maquis ».
      L’abbé Jean Espinasse parvient à épargner la vie de quelques prisonniers après avoir discuté avec le chef de la Gestapo locale, Walter Schmald. Un soldat alsacien, Elimar Schneider, sauvera aussi un jeune tulliste. Sous le commandement de l’officier S.S. Kowatsch, 99 hommes sont pendus dans les rues de Tulle et 149 autres déportés au camp de Dachau. Le même jour, des S.S. du régiment « Der Führer » procède à des représailles à Argenton-sur-Creuse, libérée prématurément par la Résistance.

      Le lendemain, l’horreur atteint son sommet à Oradour-sur-Glane où 642 hommes, femmes et enfants seront massacrés par les S.S. de la 3ème compagnie du régiment « Der Führer » (voir article sur Oradour: http://normandie1944.over-blog.com/article-11835193.html). Ce même 10 juin, des éléments du régiment « Deutschland » massacrent 28 civils à Marsoulas, dans la Haute-Garonne.


Les combats en Normandie
.


         Dans la soirée du 11 juin 1944, la division Das Reich, située dans la région de Limoges et de Toulouse reçoit l’ordre de remonter vers la Normandie. Le 12 au matin, les premières unités quittent la région de Limoges, notamment le I./DF (1er Btl, Rgt "Der Führer"), en empruntant la RN 147 puis la RN 10. Les unités parties par la route atteignent la Flèche puis Domfront dans l’Orne. Les véhicules blindés rejoignent la gare de Périgueux pour être transportés par voie ferrée. L’aviation alliée, la Résistance et surtout les pannes et le manque de carburant retardent l’avancée vers le front.

Les premières unités arrivent le 13 juin et se dirigent vers le secteur de Bény-Bocage, Campeaux et Jurques. Les unités se répartissent le 15 juin entre Villebaudon, Tessy-sur-Vire et Torigni-sur-Vire. Le lendemain, les unités sont rassemblées dans la région de Mortain. Le 19, un bataillon de Panther arrive au Mans. Le 1er juillet, le III./D (3e Btl, Rgt "Deutschland") part vers la Normandie.


      Fin juin, sur le front, le Kampfgruppe (KG) Weidinger est formé : I./D, I./DF, 13./DF, 14./DF, 15./DF et 16./DF. Il devait attaquer sur Bayeux le 26 juin mais l’offensive britannique sur le front de l’Odon a compromis l’assaut.

      Le 27 au soir, au cours de l’opération Epsom (débutée la veille à l’ouest de Caen), les Ecossais ont formé un étroit couloir, le Scottish Corridor, et établi une tête de pont au sud de l’Odon. La contre-attaque allemande, prévue le lendemain, se dirigera contre ce couloir, dans le secteur de Grainville-sur-Odon.
Durant la nuit du 27 au 28, le KG rejoint le secteur du 26.SS-Pz.Gren.Rgt (Division Hitlerjugend) et doit défendre la zone Mondrainville, Grainville, Rauray. Le KG attaque en milieu de journée du 28 juin, avec Mondrainville pour objectif. A 11h30, le I./D attaque sur Brettevillette. Ce hameau est aussi attaqué par le Tyneside Scottish de la 49th West Riding Division soutenu par des Sherman. Le Tyneside se replie mais le barrage d’artillerie britannique empêche les soldats de la Das Reich d’avancer, et subissent de lourdes pertes.
        Le I./DF, dont sa 3e Compagnie fut responsable du massacre d’Oradour, attaque sur Grainville, occupé par le 9th Cameronians de la 15th Scottish Division et des Churchill du 9th Royal Tank Regiment. Les Ecossais tiennent la partie orientale de Grainville. Un peu plus au sud, le 7th Seaforth empêche les S.S. d’accéder au Valtru.
 

       Le 1er juillet, à 4h20, le KG Weidinger est relevé et doit rejoindre le gros de la division Das Reich dans la région de Saint-Lô. Le bilan est de 108 tués, 480 blessés et 126 disparus. Parmi les morts, Diekmann, le bourreau d’Oradour, tué par un tir de Sherman le 29 juin vers Noyers-Bocage, mais aussi de nombreux S.S. appartenant à la 3e compagnie du régiment « Der Führer ».

        Le 5 juillet, le KG Weidinger est envoyé dans le secteur de la Haye-du-Puits. Sa composition est modifiée: Etat-major du régiment «DF», 14./DF, 15./DF, III./DF, bataillon de reconnaissance, détachement de canons d’assaut et le 2e bataillon du régiment d’artillerie, soit environ 4000 hommes. Le 6, le KG est dans la région de Périers et de Lessay.

      Le III./DF combat sur Montgardon face aux soldats de la 79th US ID. Le bataillon de reconnaissance de la Das Reich se situe en face de Lithaire et sur le flanc ouest du Mont-Castre. Le 2e bataillon du régiment d’artillerie est placé entre Laulne et Vesly, au sud-ouest du Mont-Castre. Le détachement de canons d’assaut est en réserve à Mobecq.
Le III./D sera engagé sur le Mont-Castre. Le 6 juillet, la contre-offensive échoue. Le lendemain, il renouvelle l’assaut avec les canons du Sturmgeschütz Abteilung sur la même zone. Les Américains doivent reculer au nord de la voie ferrée Carentan - La Haye-du-Puits.
Dans le secteur de la 79th US ID, le 7 juillet, le III./DF attaque vers Montgardon. Les combats sont violents mais les GI’s tiennent leurs positions grâce à leur supériorité numérique. Les Américains n’ont pas encore libéré la Haye-du-Puits. En 5 jours, la 79th US Infantry Division a perdu 2000 hommes.


         Le 8 juillet, une nouvelle contre-attaque échoue sur Montgardon. Le GI’s prennent la Haye-du-Puits le lendemain. Ce même jour, le 8, le KG Wisliceny est engagé contre la tête de pont US à Saint-Fromond : il contient l’état-major du régiment « Deutschland », le I./D (appartenant auparavant au KG Weidinger), le 13./D et le 16./D. Le KG attaque le secteur de Saint-Fromond, ayant pour objectif le carrefour entre le Dézert et Saint-Fromond. Le bataillon du génie de la Das Reich (Pionier Bataillon) verrouille la D 8 qui mène au Dézert. Le I./D couvre la ligne de front au sud-est. Le bataillon subit de nombreuses pertes, dont le SS-Stubaf Heinrich Schuster, tué par les chasseurs-bombardiers.
Les forces américaines du général Corlett progressent, ses unités ont détruit 5 Panzer IV de la 6e compagnie du 2.SS-Panzerregiment.


Panzer IV de la 6./2 SS Pz Rgt détruits dans le secteur de Saint-Fromond, 08 juillet 1944

       La même journée, d’autres unités soutiennent la Götz von Berlichingen dans le secteur de Sainteny. Le 1er Bataillon du Panzer Regiment, commandé par le SS-Stubaf Dieter Kesten, est engagé sur l’axe Périers – Sainteny. Le SS-Oscha Ernst Barkmann, de la 4e compagnie du Panzer Regiment, détruit son premier Sherman.

      Le 9 juillet, le KG Wisliceny affronte toujours les GI's du 120th Infantry Regiment. Un barrage d’artillerie américain permet de rétablir la situation et aux fantassins de la 30th ID de reconquérir le terrain perdu. Ces soldats sont redoutables et seront appelés par les Allemands les "Roosevelt’s SS Troops".
Les GI’s progressent le long de la Vire, vers Pont-Hébert. Les chars de la Das Reich se retirent pour être remplacés par ceux de la Panzer Lehr Division.
Le lendemain, la Das Reich se regroupe autour de Raids. Les blindés reprennent Saint-André-de-Bohon, face à un bataillon de la 83rd US ID.

Du 3 au 10 juillet, le KG Wisliceny perd 119 tués, 457 blessés et 3 disparus, soit depuis le premier engagement du 28 juin, un total de 1221 pertes. Le 17 juillet, seulement 200 S.S. remplaceront les pertes subies.

Le 12 juillet, le KG Weidinger va soutenir la Götz au sud de Sainteny.

Lammerding-1.jpg
Le SS-Brigaf Lammerding en Normandie    

 

 

              Bundesarchiv_Bild_101III-Zschaeckel-210-08-2C_G-C3-BCnther-.jpg

Günther Wisliceny, commandant du régiment "Deutschland"

16 juillet, la division est dans le secteur de Sainteny.

      Des éléments de la division tiennent avec les paraschutistes du 6e régiment Saint-Germain-sur-Sèves, un îlot au milieu d’une plaine marécageuse. Le 22 juillet, le 358th IR de la 90th ID attaque l’îlot mais subit de lourdes pertes. Dans la soirée, le III./DF du SS-Hstuf Werner contre-attaque avec des chars de la Das Reich. Les Américains sont bousculés et les S.S. reprennent du terrain.
Le lendemain, le 23, Barkmann détruit 9 chars alliés. Durant le mois de juillet, il mettra hors d’état au moins 25 Sherman. Ce même jour, le KG Brosow se replie au Lorey.
Dans le secteur du VIIIe Corps US, le KG Wisliceny tient ses positions autour du château d’Esglandes. Cette résistance est réduite le 18 juillet.

        Le 24 juillet, Lammerding est blessé aux jambes et aux reins au cours d’un bombardement. Il est remplacé par le SS-Ostubaf Tychsen, commandant du Panzerregiment. Il est lui-même remplacé par le SS-Stubaf Rudolf Enseling, chef du 1er bataillon du Panzerregiment.


        Le 25 juillet, l’opération Cobra débute et le bombardement anéantit les troupes à l’ouest de Saint-Lô. La Panzer Lehr est rayée de la carte. A cette date, le secteur de Périers est défendu par la Das Reich.

       Le 26 juillet, le général Middleton engage une nouvelle offensive. La 79th ID progresse au nord de Lessay. Au nord-est, la 90th ID enveloppe le saillant de Saint-Germain-sur-Sèves, mais ne peut s’enfoncer face à un acharnement défensif des soldats de la Das Reich. Dans la soirée, la 83th ID progresse de 200 mètres dans les lignes ennemies près de Marchesieux.
Middleton est tout de même satisfait : l’ennemi, cloué sur place, ne peut s’enfuir. Dans l’après-midi, Hausser envoie à Marigny 2 compagnies de panzers et affrontent le 18th IR du colonel Smith.

        Lessay et Périers sont libérés le 27 juillet. Les Américains dépassent Périers dans l’après-midi et détruisent 4 Panzer IV du 2.SS-Pz.Rgt. Le même jour, des éléments de la Das Reich sont mobilisés pour contrer les Américains qui s’approchent de Coutances par le nord. 10 Panthers mettent en place une ligne défensive au nord de Cambernon (au nord de Coutances). Dans la nuit du 27 au 28, la division, repliée près de Cambernon, descend vers le secteur Belval-Courcy. Le SS-Ostubaf Tychsen installe son PC à Trelly.
Au sud-est de Coutances, la Das Reich est positionnée le 27 et 28 juillet autour de Courcy et de Roncey, avec le régiment « Der Führer » vers le nord, et le régiment « Deutschland » vers l’est.

Le 28, Cambernon est libéré des S.S. par le 16th IR.



         
          Prisonniers du Régiment "Deutschland" à Notre-Dame-de-Cénilly (Manche), 28 juillet 1944

La Poche de Roncey.

        Le 29 juillet, la Das Reich défend Percy : venant de Gavray, les S.S. traversent le village. Le I./D se positionne vers Villebaudon. Au cours de l’après-midi, les divisions américaines sont autour de Percy. Au Laurier, vers 16 h, un combat de blindés s’engage : 4 Panthers et 5 Sherman sont détruits. Le cinquième Panther tiendra une heure de plus, 3 S.S. se rendent, les 2 autres, dont le chauffeur, sont morts. Au cours de la nuit, une vingtaine de chars se massent autour de l’église de Percy. Le PC du régiment « Der Führer » s’installe dans le bourg de la Colombe, celui du Rgt « Deutschland » au Chefresne, au sud-est de Percy. Le PC de Otto Baum est à Montbray. Baum est le nouveau commandant de la division depuis la mort de Tychsen, tué dans son automobile par une patrouille alliée le 28 juillet. Les GI’s du 115e IR sont devant Percy et attendent les renforts.
Quant aux S.S., ils installent une ligne défensive entre le nord de Percy et le Mont-Fiquet (localitée située 2 km au nord-ouest de Percy, sur la D999).
         Le 30, la 29th ID attaque sur Percy puis les S.S. contre-attaquent l’après-midi. Le 31, 150 S.S. sont faits prisonniers à Saint-Vigor-des-Monts. Le 110th IR relève le 115th IR. Encore une nouvelle attaque sur Percy mais les pertes sont terribles pour les GI’s qui n’ont aucune expérience du combat. Le hameau de la Cannière est encerclé par les Américains, soutenus par l’aviation. A son tour, le II./D contre-attaque pour dégager les encerclés.
Le 2 août, la Cannière puis le reste de Percy sont libérés par les Américains.

       Bundesarchiv_Bild_101III-Hoffmann-025-10A-_Christian_Tychse.jpg
SS-Ostubaf Christian Tychsen (ici SS-Stubaf), commandant le 2.SS Panzer Regiment


L’opération Lüttich.

La Das Reich attaque dans les premières heures du 7 août. Le III./DF attaque au carrefour de l’Abbaye-Blanche, au nord de Mortain, soutenu par les StG du SS-Hstuf Röder. Mais les GI’s réagissent, de nombreux S.S. sont fauchés par les mitrailleuses et 9 véhicules sont détruits, dont 6 SPW. Weidinger et Heinz (chef du III./DF) manquent de peu d’être tués par un obus.

   Le I./D et le II./DF ont encerclé Mortain. Le II./D s’est enfoncé dans les environs de Romagny, au sud-ouest de Mortain. La Cote 314 est encerclée. Les grenadiers S.S. tenteront sans succès de déloger les GI’s du 120th IR de la 30th ID.
L’attaque sur Mortain est stoppée dans l’après-midi du 7, l’aviation alliée intervient vers 14 heures et détruit de nombreuses colonnes de véhicules allemands. Les S.S. du KG Fick (division Götz von Berlichingen) et les Panthers du 2.SS-Pz.Rgt. tentent de prendre la Cote 314, mais les Américains résistent. Les combats se poursuivent vers Romagny et dans les environs de Mortain. Les régiments « Der Führer » et « Deutschland », le Panzerregiment et le bataillon de reconnaissance de la division Das Reich affrontent la 35th ID, la 30th ID et la 2nd Armoured Division.
A partir du 10 août, les S.S. quittent Mortain, sous le feu de l’artillerie américaine et de l’aviation. Le régiment Deutschland partira en dernier, vers 22 heures.


La poche de Falaise se forme.

  
 Le 13 août, une partie de la division force le passage à Coudehard et rejoint Vimoutiers. Le 18, le général SS Bittrich évacue toute la division pour être reconstituée et affronter les troupes alliées, notamment les Polonais et les Canadiens qui étaient sur le point de fermer la poche et d’encercler les 5e et 7e armées allemandes.
Le 19 août à 19 heures, les Polonais du 24e régiment de lanciers et du 10e régiment de dragons font la jonction à Chambois avec les GI’s du 359th IR qui venaient de Fel. La poche est fermée.

Le 20 août, le II.SS-Panzer-Korps contre-attaque. La Das Reich, notamment les 430 hommes du régiment Der Führer, attaque les positions polonaises autour du bois de Boisjos. Les Polonais, malgré le manque de munitions, résistent aux assauts des S.S.. Cette attaque permettra à des milliers de soldats allemands de sortir de la poche.
Hausser ordonne pourtant de réduire la résistance sur la Cote 262, au sud de Boisjos. Les S.S., accompagnés de ses chars, des parachutistes et des soldats la 353. Infanterie Division, attaquent de nouveau, mais les Polonais résistent encore, malgré les pertes sévères et la pénurie de munitions.
Les combats continueront jusqu’à au lendemain. Vers midi, les chars canadiens arrivent en face de Boijos et affrontent un Panther de la Das Reich qui sera détruit. Durant l’après-midi, la division reçoit l’ordre de se replier sur Champosoult puis Vimoutiers, puis de rejoindre la Seine
.

      
                     Chars polonais et allemands à Boijos

         Dès le 22, la Das Reich se replie de nuit et atteint la Seine. A partir du 25, les restes de la division, avec la division Hohenstaufen, assure la protection des unités lors du passage de la Seine, d’Elbeuf à Rouen. Les Canadiens ne cessent d’attaquer mais la division résiste jusqu’au 29 août. Elle franchit la Seine dans la nuit du 29 au 30 août et se replie en Belgique en passant par Amiens et Douai.

La division participera à la bataille des Ardennes, et combattra en Autriche, en Hongrie face aux Russes, en Tchécoslovaquie puis en Allemagne. Elle se rendra le 9 mai 1945 aux Américains.


Sources 

 

      
- La résistance dans le Quercy (www.quercy.net)

- Das Reich (Philip Vickers)
- La bataille de l'Odon, Georges Bernage
-  Cobra, Georges Bernage
- La Das Reich, Guy Pénaud
- La Massue, Didier Lodieu

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Published by Normandie1944 - dans Les unités
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